30 octobre 2021

ENCORE UNE HISTOIRE DE SAPE...

 (by Fal-bla-bla)

... et de procrastination.

Des semaines, que dis-je ?, des mois que je me dis qu'il faudra bien reprendre cette histoire de blog un jour. Mais j'étais occupée à autre chose, voyez-vous, et c'est sans regret que j'ai laissé choir, éhontément donc, mes devoirs blogosphériques. Non pas que je n'aie songé à alimenter cette friche qui me tient lieu de blog tous les jours (et je n'exagère pas), mais je ne fus pas non plus accablée par la honte. Au mieux, par un FOMO majeur (expression qui dénote d'un certain déficit de fraîcheur dans le game). Peur d'être passée à côté de telle ou telle tendance que j'avais pourtant bien reniflée ou de tel phénomène en vogue qu'il fallait absolument décortiquer. Une greluche ne se refait pas.

Aussi, en ce soir pluvieux (et on sait tous à quel point j'aime la pluie et l'état d'exaltation dans lequel elle me plonge, haha), j'ai décidé de ne plus faire de ce blog une corvée et d'y poster tout ce qui me passe par la tête (enfin presque, correction oblige), par les yeux ou les oreilles.  

Tenez (vous remarquez que je passe du "vous" au "tu" d'article en article et sans la moindre cohérence ?), une descente sur Youtube m'a permis de dénicher un joyau sur la chaîne de l'INA (que je vous conseille vivement, au passage): "1984: Les rois de la sape !" On était pour la plupart à peine nés; eux étaient beaux, passionnés et surtout sacrément élégants. Un court documentaire touchant et hilarant, plein de chiffons qui "se froissent avec noblesse et se tremblent avec élégance", de personnages truculents et attachants et de petites phrases dont on ne se lasse pas (vous pensez bien que je l'ai regardé au moins trois fois d'affilée et que je le connais presque par coeur; certes, j'ai arrêté d'écrire mais certaines choses n'ont pas changé...)

Cet article est aussi et surtout une référence à "Un sapeur sachant se saper", dédié il y a six ans déjà (six ans !)  à cette culture qui m'a toujours fascinée et que je vous invite à (re)lire. Une référence à une époque où je bloggais au petit bonheur la chance, au gré de mes passions...

11 août 2019

TUESDAY TUNE (VI): MA PLAYLIST A MOI - ETE 2019, FEMINISME DIVERGENT...


Cet été, plus que jamais, ma playlist est pleine à craquer, emplie de sons rythmés voire même,  enragés. Aussi, je vous épargnerai "Old Town Road", souhaitant également m'épargner. Cet article est un mashup de mes dernières obsessions musicales avec "Féminisme divergent", un article censé voir le jour à l'orée du printemps. C'était inespéré; c'est désormais chose faite, sous une forme différente et inattendue. J'en tirerais bien quelques conclusions philosophiques, mais voilà, le temps me manque... Et de la musique de grande qualité nous attend...

"Girl blunt" by Leikeli47

Leikeli47 est le paradoxe incarné: aussi paradoxal que de visiter, à quelques minutes de son propre anniversaire, le blog d'une personne dont on snobera les voeux de bon anniversaire le lendemain.
Un truc inclassable, un truc dingue, qui rafle, sans contredit,  la première place.



Une musique girly, avec pour décor des ambiances salon de beauté ou de patinoire où planent des effluves sucrées suffocantes et abordant des thèmes ultra féminins servis par une chanteuse parfaitement manucurée... et masquée.
Oui, masquée.

Un truc inclassable et dingue.

Cette musique, découverte il y a deux ans, au détour d'un podcast, m'a semblé évidente dès les premières notes.

Le cahier des charges était rempli: féminin, mais hors-normes, percutant, insolent, et nasillard de préférence.

D'où cette idée, ironique, de "féminisme divergent" qui constitue le fil rouge de ma playlist... et de mon été.

En plus, écouter "Girl Blunt", avec la gestuelle adéquate, me fait sourire, bien que la chanson aborde un thème bien différent de celui que je lui prête...

Air blunt pour fille sage. Toute une histoire.


"Pookie" by Aya Nakamura



Belle façon de résumer ces mois musicaux. Ce son est hautement addictif et ce qu'il représente est parfaitement jubilatoire: une musique et des paroles qui assument leurs origines, une façon d'être au monde sans édulcorant, ni besoin désespéré de se conformer à une norme questionnable.

Aya ne chante pas des comptines faussement provocatrices en braillant un féminisme caricatural.
Aya ne balance pas je ne sais quoi, Aya ne s'évertue pas à tout oublier et elle ne joue certainement pas les anges encanaillés non plus. Je me comprends.
C'est franc, c'est frais, on aime ou pas.
Inutile, au passage,  d'insulter sa propre intelligence en feignant de ne rien y comprendre.
Inutile aussi d'évoquer une vulgarité fantasmée quand, en réalité, une certaine féminité, ou une féminité certaine, dérange...

Ici, Aya dresse sans détour le portrait d'un(e) pookie. On en connaît tous: prompt(e) à s'adonner aux commérages et profondément sournois(e), ce personnage central de toute intrigue qui tourne mal, seumologue devant l'éternel "fait du sale", dans le dos, de préférence, et Aya se propose de lui tailler un costume, en usant de moult prouesses verbales, trempées dans un argot des plus savoureux (celui que certains feignent de ne pas comprendre...)

Comprenne qui voudra.




"Truth Hurts" by Lizzo

"I just took a DNA test. Turns out I'm a 100% that bitch. Even when I'm crying crazy. I got boy problems, that's the human in me. Bling bling and I solve the problem, that's the Goddess in me."

Voilà comment résumer Lizzo de façon concise. Divergente, hors normes et atypique: Lizzo, dont la carrière mainstream démarre à peine, à 31 ans, écrit elle-même ses textes mordants, elle fait de ses formes une force et joue de la flûte traversière en scandant son hip hop chanté et hystérique.

Comment ne pas succomber?





"iWalk Ye Phara" by DJ Maphorisa

Mes penchants afrophiles enflammés me poussent à explorer des univers musicaux plus familiers.

D'où le gqom.

Le gqom est un genre d'éléctro proche de la house venu d'Afrique du Sud et reprenant des sonorités traditionnelles africaines (gqom étant une onomatopée se référant au battement du tam-tam).
On est vite hypnotisé par ces rythmes à la fois minimalistes et hyperactifs.



"iWalk Ye Phara" est un featuring avec  notamment la chanteuse sud-africaine Moonchild Sanelly, dont le look vaut, en soi, le détour.
Le flow, n'en parlons pas!



"Act Up" by City Girls



Si vous n'avez jamais entendu parler des City Girls, il est temps vous inquiéter.

En août 2017, JT et Yung Miami (inutile de préciser leur ville d'origine... pratique...) fondent le groupe City Girls et obtiennent d'emblée  gloire et consécration via, notamment, les réseaux sociaux.

En juin 2018, à peine le temps de savourer ce triomphe, JT est incarcérée (pour fraude à la carte bancaire et usurpation d'identité). Comble de l'ironie, le jour même "In my feelings", sort. Prolepse involontaire; Drake se lamente: "JT, do you love me, are you riding? Say you'll never ever leave from beside me."

L'engouement du public ne fait alors que décupler.

JT et Yung Miami représentent le "féminisme divergent" dont il est ici question et qui s'est très certainement forgé une réputation pas très loin d'une barre de pole dance, dans un club peu recommendable et a été popularisé bien avant les City Girls par Lil Kim, Trina, Nicky Minaj et plus récement, Cardi B, à qui un article avait été consacré ici ("Le cas Cardi B"). Dans la même veine, Megan Thee Stallion aka "Hot Girl Meg" squatte aussi la playlist et son "Hot Girl Summer" est officiellement devenu un cliché estival... et verbal.

Les City Girls incarnent, en somme... une féminité à la fois exacerbée et virile. Pas mieux.
P e r i o d .



"Toast" by Koffee



J'ai découvert Koffee via M.I.A.
La boucle est bouclée.
C'est d'ailleurs ce dont il est question.
De gratitude: "Je remercie le Seigneur pour le chemin parcouru, pour ce que j'y ai gagné et pour les petits plus aussi. La gratitude est un must." Un hymne riddim positif à souhait servi par la plus mignonne des ratsafaris.

Le clip nous embarque, par ailleurs, dans les rues de sa ville natale: Spanish Town, en Jamaïque.


"The Gift" by Beyoncé

Comment parler de musique ici, sans évoquer Beyoncé..?
La bande originale du "Roi Lion", "The Gift", évoquée dans cet article, a été, ces dernières semaines, une mine de tubes: en témoigne l'enthousiasme qu'elle a suscité sur les réseaux sociaux.

Je ne sais pas vous, mais mes timelines sont littéralement colonisées par des vidéos mettant en image et en chorégraphie les diverses chansons qui composent l'album.
Un opus afrocentrique réunissant autour de Beyoncé les grands noms de la musique africaine et de la diaspora: Tiwa Savage, Wizkid, Saint Jhn, Yemi Alade, Burna Boy, Pharrell Williams, Oumou Sanagré, Childish Gambino, Kendrick Lamar, Major Lazer et même Blue Ivy.

Deux tubes ont retenu mon attention:

"Don't jealous me" (Sois pas jaloux), dont le son afrobeat est irrésistible (on esquisserait bien quelque spas de Gwara gwara) et le propos simple:
"Sheep don't run with lion. Snake don't swing with monkey. I can't talk for too long. Got too much gold to try on." (Les moutons ne courent pas avec les lions. Les serpents ne se balancent pas avec les singes. J'ai pa le temps d'en causer: j'ai bien trop d'or à essayer).





Enfin, "Brown Skin Girl", une ode à la beauté singulière de la femme noire.
On imagine des petites filles noires, nourries à cette ode puissante, et les limites qu'elles refuseront de se laisser fixer à l'avenir...
On imagine la puissance qui naîtra de cette génération, nourrie à l'affirmation de soi,  qu'aucun doute n'aura jamais étreinte.

On exulte.

Quand la divergence défie les normes imposées...






Et un bel été!


06 août 2019

BOGOLAN (MUDCLOTH) IS BACK!



As the authencity of waxprint fabric (Ankara) is being questioned, bogolan, “Bògòlanfini” or mudcloth is slowly but surely making a comeback in African wardrobes.
The fabric originated from the Manding subregion (Mali and its surrounding countries) and means “cloth (fini) with (lan) earth/ mud (bogo). It is a rather thick cotton cloth soaked in a liquid infused with African birch leaves and painted with fermented mud.
The fabric can have various hues from white to black to ocher and hues of brown or beige and it is mostly used as decoration nowadays.




 Sources: Youramba & Aliexpress

However, its sacredness should not be overlooked. Its drawings and signs are emblems of the communities wearing them and are supposed to deliver messages.
It was also used as camouflage by hunters (this may actually be the origin of the fabric).

Finally, its connection to earth is actually supposed to bring about blessings, protect the wearer and celebrate the sacredness and the mystical power of the earth from which it originates.

Today, bogolan is entering the mainstream fashion realm, even though it is mostly used as an accessory. But a bright future is definitely ahead...



Sources: Society6 

27 juillet 2019

D.I.Y. (XI): ANKARA LAPTOP CASE / SLEEVE

(by Fal-bla-bla)


I’ve been looking for a laptop sleeve for a couple of weeks now, so I scanned the whoooole wiiiide web and couldn’t find one that suited me: the ones available on the websites I visited were not appealing enough, too bulky, plain or on the opposite garish. 

Long story short, my quest was an epic fail.



So, per usual, I decided to make my own and happened to film the whole process for you guys!



I hope you will like this tutorial! 

Here is another tutorial recorded in English:




23 juillet 2019

D.I.Y. (XI): HOUSSE / POCHETTE POUR ORDINATEUR EN WAX



J'ai parcouru pléthore de sites à la recherche d'une housse de portable. Trop laide, trop épaisse, motif fade ou au contraire trop chargé, couleurs trop pâles... Bref, je n'ai rien trouvé. Alors, comme souvent, j'ai décidé de la confectionner moi-même. Et en prime, j'ai tout filmé! J'ai essayé de faire court tout en détaillant toutes les étapes et j'ai aussi veillé à soigner les prises de vue. J'espère que ce tutoriel vous plaira! N'hésitez pas à consulter l'onglet "TUTOS & CO" pour découvrir davantage de tutoriels. En voici deux:
    

17 juillet 2019

"SPIRIT" by BEYONCE (B.O. DU ROI LION)



Le Roi Lion sort aujourd’hui! 

La vidéo “Spirit” nous transporte déjà dans l’univers d’un classique remis au goût du jour et dont l’afrocentrisme désormais pleinement assumé nous ravit. 


La mode est au cœur de cet hymne à l’Afrique. 
Outre les chorégraphies clairement inspirées du folklore africain, exécutées à Havasu Falls dans le Grand Canyon, et les prises de vue rappelant les riches paysages du continent, le choix des costumes rend un vibrant hommage à la culture panafricaine ainsi qu’à ses diasporas.

A l’image de la production de Black Panther, Beyoncé, productrice déléguée de la bande annonce du Roi Lion a tenu à collaborer avec des créateurs africains, dont la sénégalaise Sarah Diouf, créatrice de la maison “Tongoro Studio,” dont elle arbore le tailleur noir et blanc dès les premières minutes du clip, créant ainsi un contraste saisissant avec la débauche chromatique alentour.






L’ensemble du stylisme a été chapeauté par Zerina Akers avec qui Beyoncé a déjà travaillé lors du Global Citizen Festival en Afrique du Sud il y a maintenant un an.

D’autres pièces ont également retenu notre attention. 

La redingote à traine et manches bouffantes parme et ocre et son bustier en latex  sont des créations de la maison Valentino (printemps-été 2019). 




Le brésilien Alex Navarro de la Maison Alexandrine et la new-yorkaise Laurel De Witt signent la robe en cauris blanche, une référence à la divinité yoruba Yemoja, Orisha et déesse de l'eau. 




La robe tricot chartreuse rehaussée de plumes a été confectionnée par le canadien Mark Fast. 





La combinaison bleu nuit, dont les franges dansent au rythme de tam-tams inaudibles, est aussi une création de Laurel de Witt.




On note également le caméo de Blue Ivy, la fille de Beyoncé et on se dit, au passage, que le charisme est bel et bien héréditaire... 







Bref, on a hâte! 

10 juillet 2019

D.I.Y. (X): TOTE BAG EN WAX






Les affaires reprennent...

En cette veille de rentrée (enfin... presque... ^^) , je vous propose de vous expliquer comment confectionner un tote bag en wax... ou autre. Cela fait un an que j'ai confectionné celui-ci et que je l'utilise. Il m'a servi à porter des livres et des classeurs, donc un poids assez conséquent, et n'a jamais rendu l'âme (j'ai même eu des remarques à ce sujet, car il était vraiment chargé). Ce modèle pourra donc aussi aisément servir de sac de courses.

J'espère que ce tuto vous sera utile et vous dis "à bientôt" pour de nouveaux tutos!

N'hésitez pas à consulter l'onglet "TUTOS & CO" pour découvrir davantage de tutoriels.
En voici deux:






06 août 2018

D.I.Y. (IX): SHORT DE PYJAMA EN TISSU AFRICAIN WAX


Et un short de pyjama en wax, un!

Si comme moi, pour vous le short de pyjama est de rigueur même au cœur de l’hiver et que pour vous aussi, le wax, c’est la vie, il était temps que le short de pyjama en wax fasse son entrée dans votre dressing nocturne. Car oui,  la greluche est fashion, même au saut du lit, et son bas de pyjama ne saurait déroger à cette règle!





Ce tutoriel détaillé à souhait (sept heures d’exportation, huit pour la mise en ligne et pas une de moins...) vous permettra de vous confectionner un pyjama sur mesure pour que vos rêves deviennent réalité.
Ou presque.




J’espère qu’il vous sera utile et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures de couture.

En attendant, et si vous êtes nouvelle par ici, voici davantage de tutos, également disponibles sous l'onglet "TUTOS & CO":





11 mai 2018

PORTER MAISON CHÂTEAU ROUGE x MONOPRIX... ET PROCRASTINER UN PEU AUSSI.



Cet article, en partie analeptique, aurait dû être écrit il y a longtemps déjà et appartient de fait à mon stock inépuisable de projets inachevés. La faute à mon penchant prononcé pour la procrastination, qui n’est après tout qu’un symptôme d’un perfectionnisme maladif. 
Me voilà rassurée. Et vous aussi, du coup.


C’était en 2015, et pour tout vous dire, je ne saurais trop expliquer comment j’ai atterri sur le site de la marque parisienne. Mon obsession pour le wax commençait à prendre de la place et j’ignorais alors que j’allais me lancer dans la couture pour que de passion, elle se mue en état d’esprit. 

Maison Château Rouge fut une belle entrée en matière. 





Rarement minimalisme ne m’avait semblé aussi pléthorique: une infinité de tops (à l'époque) dont la variété chromatique suffisait à nourrir mon nouvel appétit textile et que je décidai de découvrir en personne, à la rue Myrha dans le 18ème, ignorant qu’à cette époque-là déjà, les pièces Maison Château Rouge s’arrachaient comme des petits pains et qu'il y avait urgence.




Le siège de la Maison, une œuvre en soi, valait bien le détour, tant il illustre à merveille le paradoxe qui fait tout le charme de la marque. Si « Maison » dégage des accents de luxe, « Château Rouge » sonne quant à lui comme un hommage au quartier dans lequel l’entreprise est implantée: une bulle d’Afrique greffée dans Paris, où la  greluche nostalgique de sa terre natale, se plait à flâner au milieu des marchands affables et affairés et des échoppes dégueulant leur marchandise sur des trottoirs bondés, que d’aucuns qualifieraient de pittoresques mais qu'elle trouve tout simplement authentiques. C’est ce charmant syncrétisme que la marque, qui est aussi une association créée par Youssouf et sa clique, célèbre en sollicitant les artisans locaux dont les talents subliment des tissus chamarrés, eux aussi fournis par les commerçants du quartier. Acheter MCR, c'est aussi une bonne action. J'aimais également qu'il faille s'aventurer dans ces faubourgs délaissés pour goûter aux nouvelles tendances et que ces tendances se présentent justement sous la forme de tops flanqués du nom d'un quartier populaire encore stigmatisé.  








Depuis, MCR, qui n’en était déjà plus à ses balbutiements, a fait du chemin: la gamme s’est étoffée et de collaboration en collaboration (Google, Merci Paris, Le Bon Marché), elle a su se faire un nom.


































Et ultime consécration: MCR a proposé il y a peu une collection capsule chez Monoprix, sur laquelle je me suis évidemment jetée dès sa mise en ligne et dont le succès est éloquent!