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dimanche 11 août 2019

MA PLAYLIST A MOI: ETE 2019, FEMINISME DIVERGENT...


Cet été, plus que jamais, ma playlist est pleine à craquer, emplie de sons rythmés voire même,  enragés. Aussi, je vous épargnerai "Old Town Road", souhaitant également m'épargner. Cet article est un mashup de mes dernières obsessions musicales avec "Féminisme divergent", un article censé voir le jour à l'orée du printemps. C'était inespéré; c'est désormais chose faite, sous une forme différente et inattendue. J'en tirerais bien quelques conclusions philosophiques, mais voilà, le temps me manque... Et de la musique de grande qualité nous attend...

"Girl blunt" by Leikeli47

Leikeli47 est le paradoxe incarné: aussi paradoxal que de visiter, à quelques minutes de son propre anniversaire, le blog d'une personne dont on snobera les voeux de bon anniversaire le lendemain.
Un truc inclassable, un truc dingue, qui rafle, sans contredit,  la première place.



Une musique girly, avec pour décor des ambiances salon de beauté ou de patinoire où planent des effluves sucrées suffocantes et abordant des thèmes ultra féminins servis par une chanteuse parfaitement manucurée... et masquée.
Oui, masquée.

Un truc inclassable et dingue.

Cette musique, découverte il y a deux ans, au détour d'un podcast, m'a semblé évidente dès les premières notes.

Le cahier des charges était rempli: féminin, mais hors-normes, percutant, insolent, et nasillard de préférence.

D'où cette idée, ironique, de "féminisme divergent" qui constitue le fil rouge de ma playlist... et de mon été.

En plus, écouter "Girl Blunt", avec la gestuelle adéquate, me fait sourire, bien que la chanson aborde un thème bien différent de celui que je lui prête...

Air blunt pour fille sage. Toute une histoire.


"Pookie" by Aya Nakamura



Belle façon de résumer ces mois musicaux. Ce son est hautement addictif et ce qu'il représente est parfaitement jubilatoire: une musique et des paroles qui assument leurs origines, une façon d'être au monde sans édulcorant, ni besoin désespéré de se conformer à une norme questionnable.

Aya ne chante pas des comptines faussement provocatrices en braillant un féminisme caricatural.
Aya ne balance pas je ne sais quoi, Aya ne s'évertue pas à tout oublier et elle ne joue certainement pas les anges encanaillés non plus. Je me comprends.
C'est franc, c'est frais, on aime ou pas.
Inutile, au passage,  d'insulter sa propre intelligence en feignant de ne rien y comprendre.
Inutile aussi d'évoquer une vulgarité fantasmée quand, en réalité, une certaine féminité, ou une féminité certaine, dérange...

Ici, Aya dresse sans détour le portrait d'un(e) pookie. On en connaît tous: prompt(e) à s'adonner aux commérages et profondément sournois(e), ce personnage central de toute intrigue qui tourne mal, seumologue devant l'éternel "fait du sale", dans le dos, de préférence, et Aya se propose de lui tailler un costume, en usant de moult prouesses verbales, trempées dans un argot des plus savoureux (celui que certains feignent de ne pas comprendre...)

Comprenne qui voudra.




"Truth Hurts" by Lizzo

"I just took a DNA test. Turns out I'm a 100% that bitch. Even when I'm crying crazy. I got boy problems, that's the human in me. Bling bling and I solve the problem, that's the Goddess in me."

Voilà comment résumer Lizzo de façon concise. Divergente, hors normes et atypique: Lizzo, dont la carrière mainstream démarre à peine, à 31 ans, écrit elle-même ses textes mordants, elle fait de ses formes une force et joue de la flûte traversière en scandant son hip hop chanté et hystérique.

Comment ne pas succomber?




"iWalk Ye Phara" by DJ Maphorisa

Mes penchants afrophiles enflammés me poussent à explorer des univers musicaux plus familiers.

D'où le gqom.

Le gqom est un genre d'éléctro proche de la house venu d'Afrique du Sud et reprenant des sonorités traditionnelles africaines (gqom étant une onomatopée se référant au battement du tam-tam).
On est vite hypnotisé par ces rythmes à la fois minimalistes et hyperactifs.



"iWalk Ye Phara" est un featuring avec  notamment la chanteuse sud-africaine Moonchild Sanelly, dont le look vaut, en soi, le détour.
Le flow, n'en parlons pas!



"Act Up" by City Girls



Si vous n'avez jamais entendu parler des City Girls, il est temps vous inquiéter.

En août 2017, JT et Yung Miami (inutile de préciser leur ville d'origine... pratique...) fondent le groupe City Girls et obtiennent d'emblée  gloire et consécration via, notamment, les réseaux sociaux.

En juin 2018, à peine le temps de savourer ce triomphe, JT est incarcérée (pour fraude à la carte bancaire et usurpation d'identité). Comble de l'ironie, le jour même "In my feelings", sort. Prolepse involontaire; Drake se lamente: "JT, do you love me, are you riding? Say you'll never ever leave from beside me."

L'engouement du public ne fait alors que décupler.

JT et Yung Miami représentent le "féminisme divergent" dont il est ici question et qui s'est très certainement forgé une réputation pas très loin d'une barre de pole dance, dans un club peu recommendable et a été popularisé bien avant les City Girls par Lil Kim, Trina, Nicky Minaj et plus récement, Cardi B, à qui un article avait été consacré ici ("Le cas Cardi B"). Dans la même veine, Megan Thee Stallion aka "Hot Girl Meg" squatte aussi la playlist et son "Hot Girl Summer" est officiellement devenu un cliché estival... et verbal.

Les City Girls incarnent, en somme... une féminité à la fois exacerbée et virile. Pas mieux.
P e r i o d .


"Toast" by Koffee



J'ai découvert Koffee via M.I.A.
La boucle est bouclée.
C'est d'ailleurs ce dont il est question.
De gratitude: "Je remercie le Seigneur pour le chemin parcouru, pour ce que j'y ai gagné et pour les petits plus aussi. La gratitude est un must." Un hymne riddim positif à souhait servi par la plus mignonne des ratsafaris.

Le clip nous embarque, par ailleurs, dans les rues de sa ville natale: Spanish Town, en Jamaïque.


"The Gift" by Beyoncé

Comment parler de musique ici, sans évoquer Beyoncé..?
La bande originale du "Roi Lion", "The Gift", évoquée dans cet article, a été, ces dernières semaines, une mine de tubes: en témoigne l'enthousiasme qu'elle a suscité sur les réseaux sociaux.

Je ne sais pas vous, mais mes timelines sont littéralement colonisées par des vidéos mettant en image et en chorégraphie les diverses chansons qui composent l'album.
Un opus afrocentrique réunissant autour de Beyoncé les grands noms de la musique africaine et de la diaspora: Tiwa Savage, Wizkid, Saint Jhn, Yemi Alade, Burna Boy, Pharrell Williams, Oumou Sanagré, Childish Gambino, Kendrick Lamar, Major Lazer et même Blue Ivy.

Deux tubes ont retenu mon attention:

"Don't jealous me" (Sois pas jaloux), dont le son afrobeat est irrésistible (on esquisserait bien quelque spas de Gwara gwara) et le propos simple:
"Sheep don't run with lion. Snake don't swing with monkey. I can't talk for too long. Got too much gold to try on." (Les moutons ne courent pas avec les lions. Les serpents ne se balancent pas avec les singes. J'ai pa le temps d'en causer: j'ai bien trop d'or à essayer).





Enfin, "Brown Skin Girl", une ode à la beauté singulière de la femme noire.
On imagine des petites filles noires, nourries à cette ode puissante, et les limites qu'elles refuseront de se laisser fixer à l'avenir...
On imagine la puissance qui naîtra de cette génération, nourrie à l'affirmation de soi,  qu'aucun doute n'aura jamais étreinte.

On exulte.

Quand la divergence défie les normes imposées...





Et un bel été!


mercredi 7 août 2019

BOGOLAN, AU PREMIER RANG!



A l’heure où l’authenticité du wax est remise en question, le bogolan ou « Bògòlanfini » regagne ses lettres de noblesse.
Ce tissu, emblématique de la culture Mandingue (le Mali et sa sous-région) et dont le nom signifie en bambara « tissu (fini) avec (lan) de la terre / boue (bogo) » , est une toile en coton plutôt épaisse trempée dans un liquide à base de feuilles de bouleau d’Afrique et peinte avec de la boue fermentée, d’où son nom en anglais : « mudcloth ».

Blanc, marron, rouge ocre, noir ou même kaki, le bogolan est aujourd’hui beaucoup utilisé en décoration.







 Sources: YourambaAliexpress

Il s’agit pourtant d’un tissu sacré, dont les dessins varient selon la communauté qui le porte ou le message qu’il est censé transmettre (faits historiques, totems etc...).

Il était également utilisé par les chasseurs, équivalent africain de l’imprimé camouflage (ce serait d’ailleurs la véritable origine du tissu).

Enfin, son origine naturelle est censée convoquer des bienfaits et célébrer l’attachement du peuple qui le porte à la terre dont il est issu et à son pouvoir mystique.

Aujourd'hui, il semble peu à peu faire son entrée dans le milieu fermé de la mode mainstream, pour l'instant cantonné au rang d'accessoire, avec toutefois de belles perspectives...


Sources: Society6 

mardi 6 août 2019

BOGOLAN IS BACK!



As the authencity of waxprint fabric (Ankara) is being questioned, bogolan, “Bògòlanfini” or mudcloth is slowly but surely making a comeback in African wardrobes.
The fabric originated from the Manding subregion (Mali and its surrounding countries) and means “cloth (fini) with (lan) earth/ mud (bogo). It is a rather thick cotton cloth soaked in a liquid infused with African birch leaves and painted with fermented mud.
The fabric can have various hues from white to black to ocher and hues of brown or beige and it is mostly used as decoration nowadays.




 Sources: Youramba & Aliexpress

However, its sacredness should not be overlooked. Its drawings and signs are emblems of the communities wearing them and are supposed to deliver messages.
It was also used as camouflage by hunters (this may actually be the origin of the fabric).

Finally, its connection to earth is actually supposed to bring about blessings, protect the wearer and celebrate the sacredness and the mystical power of the earth from which it originates.

Today, bogolan is entering the mainstream fashion realm, even though it is mostly used as an accessory. But a bright future is definitely ahead...


Sources: Society6 

dimanche 28 juillet 2019

HAUTE COUTURE: LOÏC EXPLIQUE SIMON QUI EXPLIQUE JACQUEMUS


Loïc, on aime bien, on aime beaucoup même (cf. Loïc x Marc, l'article).

Et Loïc Prigent a ouvert sa chaîne YouTube il y a peu. Il était temps.

On a binge-watché le premier jour des vacances et on est accro.
La chaîne propose des shows, des fittings et du backstage à vous en donner le tournis, tant et si bien qu'à la fin, on tutoierait bien les mannequins.



Ce matin (en réalité, il était midi; vacances; joie et volupté!), en boulottant nos crêpes sans lactose , on lance YouTube et une vidéo de Loïc nous attend sagement.
Titre énigmatique: "SIMON EXPLIQUE JACQUEMUS". On clique et on reste là, hypnotisée pendant vingt-huit minutes et cinquante-sept secondes par l'excellence et la rareté de ce qui est proposé: Simon Porte Jacquemus en voix off de son propre défilé Printemps-Eté 2020 intitulé "Coup de soleil" in extenso, guidé par les requêtes tour à tour pertinentes et faussement candides de Loïc.

A la fin, on en vient même à se demander s'il s'agirait d'un leak, d'une erreur... 
Mais enfin, un créateur qui livre le genèse de son oeuvre avec tant de simplicité et sans chichis... proprement inconcevable en 2019...

Bref, on vous conseille vivement de regarder... et de vous abonner.

samedi 27 juillet 2019

D.I.Y. (XI): ANKARA LAPTOP CASE / SLEEVE

(by Fal-bla-bla)

I’ve been looking for a laptop sleeve for a couple of weeks now, so I scanned the whoooole wiiiide web and couldn’t find one that suited me: the ones available on the websites I visited were not appealing enough, too bulky, plain or on the opposite garish. 

Long story short, my quest was an epic fail.



So, per usual, I decided to make my own and happened to film the whole process for you guys!



I hope you will like this tutorial! 

Here is another tutorial recorded in English: