03 décembre 2015

THE EYE OF THE BEHOLDER (IV) *

(by Fal-bla-bla) 
 

* Question de perspective
 
 
Gabourey Sidibé
pour
V Magazine
 
 
"Mon nom est Clareece "Precious" Jones. J'aurais aimé avoir un petit ami à la peau caramel et aussi avoir de super beaux ch'veux. Et j'voudrais être sur la couv' d'un magazine. Mais d'abord j'voudrais être dans les clips qui passent sur BET. M'man me dit que j'sais même pas danser. En plus, elle dit qu'ya personne qui veut voir mon gros cul danser, d'façon!"
 
 
 Précieuse, Gabourey.
Incomparable, c'est sûr.
"Precious" nous l'avait révélée.
Et depuis, Gabourey a désarmé les canons, sans avoir l'air d'y toucher.
Elle nous parle de lumière qui brille en soi dans les tranchées de la vie et brille davantage une fois sorti...
Elle nous parle d'une beauté qui s'invente et annexe les a priori en dépit des circonstances.
D'une beauté qui provoque, conquiert et exulte.
Une beauté qui se défend à coup de "et alors?" et s'arme de "tant pis!" mais, toujours, survit.


"Some folks has a lot of things around them that shines for other peoples. I think that maybe some of them was in tunnels. And in that tunnel, the only light they had, was inside of them. And then long after they escape that tunnel, they still be shining for everybody else."

 Précédemment, dans "THE EYE OF THE BEHOLDER": Maya Angelou
 

13 juin 2015

THE EYE OF THE BEHOLDER (III) *

(by Fal-bla-bla) 

 
* Question de perspective
 
 
Maya Angelou
pour

 -

Maya, harmonie du corps et de l'esprit. 
Être soi, sans fard ni apparat.

Force des traits, puissance des mots.
Forcer le respect sans en faire trop. 

Maya, m'a subjuguée. 
Ses mots ont réécrit le beau.
 
 
-
 
 
"A woman in harmony with her spirit is like a river flowing. She goes where she will without pretense and arrives at her destination prepared to be herself and only herself."
 
Maya Angelou

-

Précédemment, dans "THE EYE OF THE BEHOLDER": Adrien Brody

 
 

15 mai 2015

THE EYE OF THE BEHOLDER (II) *

* Question de perspective 


Adrien, la définition même du double take.
"Oh but wait..."
Pas mal!

Adrien, le nez, équerre tordue d'un chef-d'œuvre délibérément mal tracé, à la manière d'un Picasso cabotin et un peu zélé, qui aurait voulu le sourcil aigu, le regard grave et la bouche en suspension - égoïste et généreuse, un point, un trait. 

L'ébène de la luxuriante chevelure répondrait sans sourciller aux mâchoires étroites dont les flancs creux et clairs seraient portés par un cou fièrement démesuré. 

Et pourtant.

Adrien serait beau.

 Mais pas d'une beauté qui s'excuse, qui geint et affecte des airs faussement mièvres et gentillets.

Non.
La beauté d'Adrien ne s'excusera pas.
Elle s'impose.

Un double take qu'on n'oublie pas....
-
Adrien is the true embodiment of a double take.
"Oh but wait"
Not bad at all!
Adrien's nose, a bracket holding sliding shelves, brows designed as if a mischievous and overzealous Picasso had once again sketched a puzzling asymmetrical masterpiece.
Sorrowful eyes and a mouth both conceited and generous.
A clash of colors: luxuriant ebony hair, narrow jaws whose hollow and wan slopes proudly sit on an endless neck.
But do not be fooled by my words.
Adrien is  pure beauty, in the eye of the beholder.
Mine at least, if you prefer.
His beauty does not feel sorry for him, it does not whimper.
Nor does it pretend to be all smiles and deceptively sweet to fool you better.
Not at all.
Adrien's beauty will not feel sorry.
It asserts and stands its ground, solely.
Just one double-take and, trust me,
you will never forget....

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Précédemment, dans "THE EYE OF THE BEHOLDER": Chantelle Winnie 

03 mars 2015

THE EYE OF THE BEHOLDER (I) *

(by Fal-bla-bla) 
 
* Question de perspective
  
 
Chantelle Winnie
pour
The Guardian


Tout chez Winnie chante la grâce et la douleur.
Mais aucune place pour le doute quand Chantelle affiche ses couleurs.

Une beauté simple.

Un noir  presqu'arrogant tant il est fier.
Un blanc qui s'invite par petites touches.
Winnie vous touche, et dans le même élan, vous interpelle.

Tout chez elle chante la douleur d'être belle.