06 mai 2018

DE LA TENUE ! (I) * : LA COMBINAISON FLEURIE


* "de vestibus", ou l'art hasardeux de ratiociner en vain, pour la bagatelle!
[ "Vaines bagatelles qu'ils semblent être, les vêtements (...) changent notre vision du monde et le point de vue du monde sur nous." - Virginia Woolf ]

Combinaison Miss Selfridge disponible sur ASOS


Tu sors de chez toi. Tu rases les murs. Il est 9h33, samedi. 

Tu as rendez-vous chez la coiffeuse. 
Autrement, tu serais au fond de ton lit, profondément endormie ou entre limbes et éveil, à l’écoute d’un podcast ou des errements de ta pensée dispersée; les deux options étant souvent congruentes. 

Et typiquement, quand tu as rendez-vous chez la coiffeuse tu oscilles entre deux extrêmes: l’envie de te mettre sur ton trente-et-un (anticipation d’une coiffure que tu espères réussie) et celle d’escamoter la partie supérieure de ton anatomie. 

En gros, ce jour-là, tu t’affubles d’un couvre-chef et de ta tenue préférée du moment.

Ton accoutrement est original, c’est le moins que l’on puisse dire.

Et plus original encore: voilà deux jours que tu stresses, à l’idée d’avoir l’air ridicule, d’en faire trop, ce qui est un comble pour qui a sans cesse la conviction de ne pas en faire assez...

Aujourd’hui, c'est chapeau melon et tu t’es glissée dans une combinaison à la fois moulante et évasée. Longueur midi, col chemise que tu as longtemps hésité à boutonner entièrement mais que tu as ouvert sur un coup de tête il y a deux semaines, la première fois que tu l’as portée. Elle habille ton dressing depuis quatre mois déjà, ta combi, et c’est la deuxième fois que tu la mets. Il faut dire qu'elle est couverte de fleurs; un imprimé kimono pas très discret. Et en bas, ce sera Converse pour confirmer le parti-pris japonisant.




Pause.

D'emblée, tu penches pour le quolibet et dégaines sans tarder le classique resting bitch face; moue dédaigneuse et regard faussement indifférent.

« Superbe! », 

ajoute-t-on, comme pour lever toute ambiguïté.

Sans la moindre transition, tu sens la vexation poindre. 
Vexée que l’on complimente cette tenue pétrie d'heureux hasards, alors que d’ordinaire tes toilettes les plus maîtrisées te semblent passer inaperçues. 


Pour finir, le regret t’étreint, à mesure que les regards appuyés et approbateurs se multiplient : cette œuvre d’art que tu portes, apparemment, est de fait éphémère; amenée à être tronquée une fois que ta coiffeuse aura remis un peu d’ordre dans ta tête. Ton chapeau, clé de voûte de cet heureux carambolage textile, devra hélas, dans quelques minutes, tirer sa révérence.


Alors, tu poursuis ton chemin, en te disant que tu aurais tout de même pu le remercier, ce monsieur, mué sur ce passage piéton et à son insu, en critique de mode sentencieux.

Tu apprendras quelques minutes plus tard, que la coiffeuse est en retard et que ton exploit connaîtra un sursit inespéré...


29 juin 2016

D.I.Y. (IV) : TOP OFF-THE-SHOULDER / ÉPAULES DÉNUDÉES EN WAX (TISSU AFRICAIN)



Ça y est! J'ai récidivé! 

Pour tout vous dire, j'ai beaucoup cousu ces deniers temps: un top, deux jupes, une robe et plus récemment ce haut à épaules dénudées ("off-the-shoulder" en bon anglois). 

Je posterai d'ailleurs ces créations très bientôt. Il était temps! 

Cette petite dernière est d'une facilité déconcertante, figurez-vous. Pas de doublure, ni de zip qui fait pester, ni de manche qui mène au trépas...

Si si, visionnez le tutoriel, et vous en conviendrez!

Alors oui, il est un peu échancré.
Diantre! Ma pudeur en serait presque froissée.
Me connaissant, je rechignerai à le mettre les premières fois, mais très vite je m'y ferai et je ne pourrai plus le lâcher.
Faible, je suis, surtout en matière de wax...

Et puis après tout, l'été, c'est fait pour ça, non?

Trêve de blabla! J'espère surtout que la vidéo vous sera utile et vous invite à la commenter et à la partager ! 

D'autres tutoriels sont également disponibles sur la chaîne YouTube des Greluches!


Salutations ensoleillées et pluie de cœurs en wax! 

^^

13 juillet 2015

UN SAPEUR SACHANT SE SAPER...

(by Fal-bla-bla)

Voilà, tout a commencé avec une pub.



Et bam !
Une pub pour de la bière...
Quelle ironie!

Oui, j'ignore le goût de ce breuvage mais celui de cette pub me plaît bien.
Je l'ai dénichée sur le blog d'un sapeur blanc, Mr Gammon, tout un programme...
Un bel hommage à la culture de la S.A.P.E., je trouve.

Mais qu'est-ce donc que la S.A.P.E.?
Comment ça vous n'avez pas lu mon article "Sebastian", où je vous contais ma  mémorable rencontre avec un Sapeur venu du Nord et qui nous vaut les visites inattendues d'une troupe d'internautes fascinés par le sujet?!

Pour beaucoup, "la sape", "se saper", en gros cela signifie bien s'habiller, quoi...
Malheur!

Bon. Alors, la sape, c'est s'habiller avec un souci du détail plus élevé que la moyenne, me direz-vous.

Pas mal. Sauf que la S.A.P.E. relève davantage de l'obsession que de la précision, du sacerdoce que du loisir, si bien que mon titre est proprement irrévérencieux. Je vais donc m'empresser de corriger dans ce qui suit:

1) Un sapeur sait toujours se saper; c'est d'ailleurs son art.
2) La S.A.P.E. n'est pas un simple art mais un art de vivre.

La S.A.P.E., c'est avant tout un acronyme: la Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes, s'il vous plaît.

Quand j'étais petite, là-bas en Afrique, on posait un regard tendre et amusé sur ces dandys exotiques qui envahissaient nos écrans et affichaient sans pudeur leur amour presque dérangeant du vêtement.
Je me rappelle ces coupes sans concession et ces coloris excessivement criards, suscitant bien souvent un rire qui masquait mal l'admiration profonde portée à ces stakhanovistes du look (ça n'engage que moi).

Car, oui, la S.A.P.E. - ou sapologie - est un art rigoureux, régi par des codes précis. La "tricologie", règle des trois non négociable, guide le sapeur, qui se doit de prouver la maîtrise de son art en associant sur la même palette trois déclinaisons du même élément, qu'il s'agisse d'un motif ou d'une couleur, tout en préservant la cohérence de l'ensemble.

Le sapeur est un magicien de la fringue. Il dénichera les pièces les plus rares, passera des heures à se concocter le parfait ensemble et ne lésinera pas sur les moyens.
Un petit tour vers Château Rouge / Château d'Eau (une bulle d'Afrique greffée dans Paris) et un passage timide devant les magasins dédiés à cet art pourront sans doute vous en convaincre.
Et puis si vous êtes aventureux, entrez-y donc et dites-moi tout après!

Outre la passion sans limites de ces artistes, l'aspect de la S.A.P.E. qui m'interpelle et me touche le plus, c'est qu'il s'agit d'un formidable briseur de classes.
Observez le sapeur: il vous donne à voir tous les signes extérieurs d'une existence opulente et comblée, mais nulle trace des sacrifices quotidiens et des batailles épiques que lui coûte son art. Il a la classe, un point, un trait.
Inutile d'être Koffi Olomide ou même Papa Wemba pour vivre selon les principes de la S.A.P.E.:
ambiancer n'est pas une question de moyens, juste une affaire de passion.

C'est en somme ce que nous dit la pub "Sapeurs".

Ah, et aussi que la bière c'est bon, mais peu me chaut...
Moi, je carbure au jus d'abricot!

-

Pour finir, un extrait de la prière du sapeur, qui j'espère saura nous guider dans nos choix dorénavant...
(j'essaie de garder mon sérieux, bon sang!)

"Ô Dieu de la S.A.P.E. […], Pardonne à tous ceux qui ne savent pas s’habiller […], tous ceux qui ne savent pas distinguer les couleurs […]
Bénie soit ta science !
Oh grand Maître de mon univers, toi qui remplis mes jours de bonheur et de frime [...]

Ote sur mon chemin tous les bandits qui veulent faire du mal à mes vêtements,
Protège-moi de tous les sapephobes qui n’aiment pas les sapelogues [...]

Que la Sapelogie soit avec vous et dans le coeur de tous les sapelogues !".
-
Ben Mukasha



Sapeur de maintenant, sapeur d'antan.
Sapeur un jour, sapeur toujours.


Sources:
http://www.powernsoul.com/2011/02/le-sapeurs-the-distinguished-gents-of-brazzaville/
et
http://www.poyi.org/64/photos/20/03.JPG

-

EDIT:

Suite à la rédaction de cet article, j'ai poursuivi mes investigations et tada! J'ai trouvé un mini documentaire publicitaire signé par le charmant réalisateur de la pub Guinness, Hector MEDIAVILLA * dont la passion pour le phénomène de la S.A.P.E. n'a d'égal que les grands talents de photographe et de vidéaste:

* [  www.hectormediavilla.com  |  Google+  |  Twitter  ]


Et sachez que le Palais de Tokyo a lui aussi consacré une exposition au phénomène de la S.A.P.E.:
http://www.palaisdetokyo.com/en/exhibition/sapeurs

27 février 2015

NOTHING BUT THE WAX

 
 
 
Je pense "été" en ce moment.
Non pas que l'hiver me lasse mais j'ai pris deux résolutions cette année:

-trier
-anticiper.
 
J'envisage aussi de laisser ma passion pour le wax exploser en couleurs, en en motifs, sans contrainte et sans complexe.
Trop hâte!
 
Alors, comme pour à peu près tout, je fais des recherches, j'explore, je confronte, j'analyse, rien ne doit m'échapper.

- 
Pinterest ✓
Tumblr ☑
Catalogue Vlisco© ☑
Mercerie d'à côté ✓
 
Google ✓

  -
 
Profusion de ressources et d'images. Je vous avouerai que ma joie a été difficile à contenir ces derniers jours. Le wax me rend euphorique; mais vous le savez déjà (← clic)
Le wax: mes racines solidement ancrées, ma madeleine, ma boussole en cas de perte de repères temporaire...
Retour au bercail vestimentaire très salutaire!

image: www.vlisco.com

Vous connaissez la suite de l'histoire: Google m'a logiquement menée vers LE site dont j'avais besoin. Apparemment, on y révélait où une Africaine en mal de couleurs et d'originalité pouvait trouver du wax. Non pas que la question m'eût taraudée (j'ai déjà mes tuyaux) mais le titre du blog m'avait interpelée: "Nothing but the wax".
 
Chayet, une Parisienne hyper branchée (à en juger les clichés qui illustrent son blog) parle wax à longueur d'articles. Et ce n'est pas pour nous déplaire.
Une passion, beaucoup de convictions et une bonne dose d'authenticité, auront suffi à me convaincre.
Photos, lexique, voyages, créations... Et SIA pour vous accueillir!
Il y a de tout sur "Nothing but the wax" et surtout ça fait du bien.
 

Hélas, je suis arrivée trop tard pour pouvoir découvrir ces somptueuses paires de slip-ons en wax de chez Yvonne Koné. Mais à n'en point douter, le blog de Chayet est désormais une référence pour moi et c'est avec un plaisir impossible à dissimuler que j'irai dorénavant y puiser de l'inspiration et que je vous invite à visiter son blog haut en couleurs (également intégré à notre blogroll ↖)
 
Vous m'en direz des nouvelles!

-

Et puis, au passage, je vous signale un nouveau venu dans le monde coloré des wax lovers, le "Prêt-à-créer Gift Set": deux coupons de wax hollandais, deux patrons, un zip et une plaque en métal Vlisco.
Le rêve, ça se passe ici: http://www.vlisco.com/vla0047699899/en/product/10652/ (← clic clic)
On dit "Yay!" ou bien?

-

Et enfin, voici  l'article de "Madame Figaro" sur "L'Afrofusion":
http://madame.lefigaro.fr/style/la-mode-afropolitaine-en-plein-boum-sur-le-web-050115-93608
 

17 février 2015

OB-SESSION IV *

(by Fal-bla-bla)
 
* Une image qui tourne en boucle dans nos têtes.
 


05 janvier 2015

OB-SESSION III *


* Une image qui tourne en boucle dans nos têtes.
 
 

11 novembre 2014

CAMEL COAT


Winter is coming.
Eh oui, il sera encore question de séries ici...
 
Et d'hiver aussi.
 
L'hiver est presque là.
Il vous le fait savoir en déversant des seaux d'eau sur vos têtes méticuleusement coiffées.
A part ce détail (qui n'en est pas vraiment un pour moi puisqu'il me transforme instantanément en mouton, alors que le caractère moutonnier des choses me fait horreur...), l'hiver c'est une saison qu'on aime bien, n'est-ce pas?
A mesure que les degrés chutent, les vêtements s'empilent et nous, greluches, plus il y en a, plus on exulte.
Et puis les chocolats, les soirées au chaud...
Inutile de le nier, l'hiver c'est trop la classe!
L'été c'est vulgaire, l'hiver c'est super!
Voilà.
 
Puisqu'on y est - hiver, classe -autant parler manteau.
D'où le titre: coat.
(vous voyez, je ne perds pas le Nord...)
 
Alors voilà, pour tout vous dire, le trench (coat) a tenté un comeback plutôt timide ces dernières semaines.
Vous l'avez remarqué?
Non.
Moi non plus.
Il a été éclipsé par ce vulgaire été qui tapait l'incruste de la façon la plus inélégante qui soit.
Résultat: le trench coat a sauté la case pressing, boudé la rentrée et préféré se cacher dans nos dressings.
Incident diplomatique.
 
Fort heureusement, Olivia Pope s'est saisie du dossier.
Quoi? Ah. Je vois.
Non. Je ne vais pas m'énerver.
Vous ignorez qui est Olivia....
 
Très bien.
Olivia Pope est l'incarnation même de l'élégance
(sauf lorsqu'elle succombe aux avances de l'homme marié le plus puissant de la planète et, ce faisant, met en danger la sécurité des Etats-Unis, mais bon, passons...).
Olivia est donc devenue une icône de la mode.
Dès les premières saisons de Scandal, elle a décidé (Olivia décide toujours de tout, vous l'apprendrez bien vite) de réhabiliter le Camel Coat.
 
Vous entendez "Camel coat" et votre néocortex vous renvoie immédiatement cette image:
 
 
Max Mara. Bâillements frénétiques.
 
Une sortie de bain améliorée, informe à souhait, un truc trop large, qui nie tout sex appeal.
 
Mais Olivia en a décidé autrement.
 
 
Après avoir passé quelques coups de fil (trench sur le dos), notre camel coat, elle en a fait ça:
 
 
Trop forte, Olivia!
 
Voilà donc notre sortie de bain métamorphosée: col bénitier décomplexé, coupe sévère mais so fraîche, mépris total des fanfreluches.
Le camel coat: le manteau de fille fait viril.
 
Alors, oui, Olivia évolue dans les plus hautes sphères de la bureaucratie américaine; son manteau, elle l'assortit avec un tailleur au coloris neutre ou encore une jupe midi taille haute qui épouse sa silhouette exotique. La pâleur de la pièce flatte indéniablement son teint chaud.
Grant la voit, il succombe à nouveau. Exeunt manteau, jupe et chemisier: notre article tombe à l'eau.
Alors, oublions un peu Olivia...
Laissons-la se battre contre les bureaucrates et s'ébattre dans le bureau ovale.
 
-
 
Le camel coat est donc une pièce des plus classiques.
Il dit: "Femme d'affaires BCBG, n'ayant pas de temps pour boutons ou zip. Faire simple mais élégant. Merci".
 
Le premier degré est donc permis et même prescrit: une base noire, des escarpins et le tour est joué!


Olivia Style
 
 
-
 
On peut également opter pour un look plus casual en assortissant son camel coat avec sa bonne vieille paire de sneakers.
Et là, Olivia manque de s'étouffer sur une bouchée de pop corn.
Laissons-la donc tremper le pulpeux de ses lèvres nude dans le rouge du vin qui accompagne son mets de prédilection.


SNEAKERS X CAMEL
 
 

 
 
 
-
 
Et puis, vous savez quoi? Tant qu'on y est, autant oublier la base neutre: associons notre camel à des imprimés bariolés ou encore des coupes osées.
Olivia est contrariée, à deux doigts de convoquer le B6-13: elle ne contrôle plus rien.
 
Qu'importe! On balance le dossier:
 

CAMEL X PRINT

www.streetpeeper.com 


Voilà. On opte pour le camel coat, à ses risques et périls.
Olivia, ou pas...

14 août 2014

ESTHER



Ca y est! J'ai fait un streetstyle dans ma ville! Honnêtement, ce n'est gère compliqué d'accoster quelqu'un dans Paris et de lui demander une photo. C'est presque banal, en fait. Dans ma ville en revanche je craignais d'essuyer des refus alors je me suis longtemps abstenue. Et j'en ai raté des tenues!
 
Jusqu'à ce que je croise Esther. J'étais côté piscine, Esther côté catwalk - la longue plateforme de l'arrêt de bus le plus desservi du coin. C'est son canotier que j'ai d'abord remarqué. Et puis sa jupe plissée, longue devant et courte derrière, qui suivait le moindre de ses mouvements. Elle avait des boots cloutées aux pieds, et une veste somme toute classique qui cachait en réalité un crop top un peu timide. Noir et blanc pour tempérer l'originalité de la  coupe et des formes. Et un sac imprimé léopard pour finir le look.
 
Il était donc logique que je traverse pour voir ça de plus près. J'étais surtout fascinée par l'audace d'Esther. Et de toutes les tenues que j'ai photographiées, la sienne m'est la plus chère. Dans ma ville, j'estime qu'une tenue originale ne révèle son potentiel qu'une fois arrivé(e) dans le centre. Avant cela, les regards sont davantage mus par la curiosité que par une réelle évaluation de la prouesse vestimentaire proposée. Imaginer Esther traversant les rues vêtue de ce morceau d'avant-garde suscitait donc toute mon admiration.
 
Alors il fallait que je le lui fasse savoir.
Esther écoutait de la musique mais c'est avec un large sourire qu'elle accueillit ma demande de photo et avec beaucoup d'élégance qu'elle s'y plia. Je lui posai bien sûr ma désormais sacrosainte question "C'est vintage?", ma façon (inefficace, j'en conviens) d'en savoir plus sur les marques et l'origine des pièces portées. Esther me dit que sa tenue était composée de pièces qu'elle avait dénichées "un peu partout".
Elle allait danser ce mercredi soir-là.
Une artiste quoi!
 

31 juillet 2014

POLKA DOTS X ROMPER

 

Le retour du pois cette saison, on en pense quoi?
 
Personnellement, j'adore. J'avais commencé cet hiver avec une robe patineuse, poursuivi le printemps venu avec une chemise sans manche boutonnée jusqu'au bout et l'année s'achèvera avec ce romper (combi-short).
 
"S'achèvera" parce que cette pièce est ma nouvelle fashion obsession.
 
"Falblabla! On va faire du shopping".
"Attends je vais mettre mon romper"
"Apéro ce soir"
"Cool, je mets mon romper"
"Plage demain!"
"J'espère que mon romper sera sec"
 
J'exagère à peine.

Quoi, l'hiver?!
Collants, perfecto, boots et hop, elle fera la transition!
 
Il y a des pièces comme ça.
Et l'ouverture dans le dos n'arrange rien....
 
 
Romper: Mango
Sandales (transformées): Mellow Yellow
Sac: Galeries Lafayette
 

19 juillet 2014

SEBASTIAN

 
 
Sebastian, je l’ai tout de suite remarqué. J’étais sur le trottoir d’en face quand son accoutrement m’a interpelée.
Honnêtement, je n’avais jamais vu pareil style.
C’était nouveau, surprenant.
Évidemment, ma timidité me joua encore des tours. Je repoussai le moment fatidique, celui où il faut cesser de s’écouter et foncer.
Poussée par ma sœur, je traversai la rue du Louvre.
La fille qui trottinait derrière un type en costume chamarré, manquant de laisser son chapeau s’envoler, c’était moi.
In extremis, je réussis à le rattraper.
Un, deux, trois. 
« Excusez-moi… »
Oops...
 
Le garçon ne parlait pas Français.
L’interview se ferait donc en Anglais.

Sebastian, qui venait rendre visite à une amie à Paris, était allemand.
Wunderbar !
(c’est peu ou prou ce que sept années d’Allemand m'ont laissé…)
"I love your style", donc.
 
Il me remercia puis la conversation s'engagea, assez naturellement.
Sebastian portait un short suit (costume-short) coupé dans un tissu bigarré, qui, de loin, avait des airs de wax. D’entrée, je présumai qu’il l’avait déniché dans une boutique vintage.
« Is it vintage? », m’empressai-je de demander.
« Oh no ! It’s from TopMan. Do you know TopMan?”
TopMan… ? Mais oui! TopMan, le rayon homme de Topshop! Ca ne m’étonna pas.
Sa chemise, Sebastian le tenait de H&M. En denim, elle était recouverte d’un imprimé léopard plutôt discret.
Il portait également des lunettes imprimé zèbre.
Le tout était parfait. Une cohérence paradoxale. Un exploit.
Voilà ce qui m'avait interpelée chez Sébastian: il avait une dégaine de sapeur*.
Une grosse dose d'originalité et beaucoup d'élégance.
C'est bien cela, Sébastian était un sapeur du Nord.
On sentait bien qu'il était du genre à se concocter un style bien à lui, à faire fi des règles désuètes de la mode et à s'en créer des nouvelles, tout en restant cohérent.
Aujourd'hui par exemple, Sebastian avait clairement voulu jongler avec les imprimés.
(Tricologie, pour les connaisseurs!)
Et c'était réussi! 
Il me demanda alors si je connaissais des adresses de boutiques originales et vintage à Paris.
Je restai vague. Hélas. Je lui conseillai le Deuxième et Le Marais. N'étant pas Parisienne, je ne pus donc renvoyer l’ascenseur à notre sapeur venu d’Outre-Rhin.
Alors, un peu pour me rattraper et surtout pour le remercier, j’ai fait quelques recherches pour notre ami Sebastian et pour tous ceux qui, de passage à Paris, voudraient se perdre dans les friperies.
 
 
Vielen Dank, Sebastian und freut mich! 
Si la S.A.P.E. vous fascine, lisez donc "UN SAPEUR SACHANT SE SAPER".

-
 
Vintage Désir, 32 rue des Rosiers, 75004
(et on se prend un Falafel au passage! ^^)
 
 
Espace Kiliwatch, 64 rue Tiquetonne, 75002
 
 
Episode,  12-16 rue Tiquetonne, 75002
 
 
Goldy Mama, 14 rue du Surmelin, 75020
 
 
 
* un sapeur est un dandy d'Afrique, membre de la SAPE (Société des Ambianceurs et des Personnes Elégantes ^^).
Plus d'informations ici et plus d'images là et là
 
 

18 juillet 2014

FRONT ROW YELLOW

(by Fal-bla-bla)
 
 

St Honoré.
Je déambulais.

14 juillet.
Jour ensoleillé.

Le jaune de ma robe rayonnait.
Mon bon vieux perf' et mes fidèles Converse le tempéraient.

 Au détour d'une rue, Karl, Marc et Anna m'attendaient.
Tous trois sagement alignés.

Vitrine de chez Colette.
Front row d'opérette.

Je fis de l'ombre à Anna. Quoi? Tu la vois pas?
Karl feignit l'indifférence. Croisa les bras.
Marc, lui, posa un regard amusé mais bienveillant sur moi.

Front row yellow.
Je m'y crus trop!


Robe: Zara
Perfecto: Zara
Tennis: Converse
Sac: Galeries Lafayette

Merci à mon assistant Franck pour la photo

-

Vitrine réalisée par Tiffany Cooper, du blog Le Meilleur des Mondes Possibles
 

15 juillet 2014

FATY



Je n'osais pas vraiment l'aborder.
Je tergiversais.
Partais, revenais.
"Il faut que je lui demande".


Elle m'impressionnait.
"Viens avec moi. J'ose pas."
La fille avait du style et l'attitude qui allait avec.

Un long manteau androgyne, un jean raccourci, un sac carrément vintage et des Vans délibérément usées.
Son ombré parfaitement lissé, ses lunettes délicieusement rétro et le rouge écarlate qu'elle portait aux lèvres parachevaient ce look .
Il me le fallait, ce cliché.


Mais Faty était impressionnante.
Un charisme fou. Une dégaine inédite.

Je pris mon courage à deux mains  et décidai de me lancer.
Mais non.
Faty fumait. Elle parlait au téléphone. Sa voix grave résonnait.
Raccord!
Mais je l'aurais quand, ce cliché?


Ouf. elle raccrocha. Et je me lançai enfin.
"Bonjour. Je trouve que tu as beaucoup de style et je me demandais si tu voudrais poser pour mon blog..."
Surtout, le dire d'un trait, sans hésiter.
Silence.

"Ah, Merci! Pas de souci! Tu poses avec moi alors?"
a-t-elle répondu, comme pour signifier qu'elle validait aussi mon style.
Consécration!
Ce n'était pas si compliqué que ça, finalement...

J'ai pu lui poser une question.
"C'est quoi ton syle, en fait?"
"Ben, pas grand'chose aujourd'hui. Juste jean-basket..."


"Juste?!" aurais-je aimé rétorquer...

Hélas, une voiture l'attendait non loin de là.
A peine le temps de lui demander son prénom et de se lancer un "Bye!" de routine, comme si ce n'était ni le premier, ni le dernier et Faty quittait déjà la Place de la Concorde.

"Juste", Faty?
Si seulement tu savais à quoi un simple jean-basket ressemble sur la greluche de base...


Pas à ça, en tout cas...
 
 



12 juillet 2014

LAURA



"Excusez moi, vous êtes du coin?"

C'est ainsi que Laura nous a accostées, alors que nous ne savions pas nous-mêmes comment l'aborder. 
Le hasard fit bien les choses: Laura cherchait son chemin et nous du style.
Avenue Montaigne, pour le décor. 
Elle serait notre premier streetstyle, c'était sûr!

Le chemin de La Poste fut vite oublié et Laura accepta de répondre à nos questions et de nous offrir un joli cliché.

Laura porte un élégant turban rétro, une veste qu'elle a dégotée chez Primark; sa chemise et son legging sont dégriffés.
On approuve!

Laura qualifie son style de "classique", "avec une touche actuelle".

On lui dit que c'est pour notre blog.
Ça pourrait intéresser son frère, nous rétorque-t-elle.
Alors, pas mécontente de faire de la promo improvisée pour notre cher blog, j'en griffonnai l'adresse sur une feuille de papier, tandis que Laura, toujours aussi affable, nous parlait du style de son frère et de ses manies vestimentaires. 
Sympa, Laura - en plus d'être bien habillée!

On la salue donc, ainsi que le frangin, qui customise son vélo avec du wax*. Alors on aime forcément!


*tissu africain

06 janvier 2014

LA FASHION INTERVIEW (I)

AUGUSTA

(by Falblabla) 
 
Augusta est donc la première à accepter de répondre à nos questions.
Courageuse Augusta!
Mais d'abord, laissez-moi vous la présenter.

La première fois que j'ai croisé Augusta, c'était à un mariage. La go portait du noir. "Zut!", ai-je dit à ma mère, "je t'avais bien dit que ça se faisait!", regrettant de ne pas avoir moi-même osé. Autant dire que j'ai tout de suite adhéré! D'ailleurs, je lui ai immédiatement réservé une place dans le top five des personnes les mieux habillées (que j'établis dans ma petite tête lors des grands événements... je sais, j'abuse!): sa robe bustier noire, ses talons vertigineux et ses box braids dressées en chignon majestueux, révélant son exquis port de tête nubien.

Pour ce qui est du quotidien, Augusta, c'est plutôt ça en été, en virée shopping:


 
Et ça en hiver, à la pause déjeuner:
 

Et ça, un weekend de janvier:

 
(Hey Augusta, la prochaine fois que je te vois, ne viens pas avec ton Jérôme Dreyfus: tu risques de repartir sans... ^^)

Cette Parisienne décontractée, dont le look évolue en permanence (de casual à corporate du jour au lendemain), voyage beaucoup et rapporte souvent des pièces (des tooooonnes de pièces) de ses séjours londoniens et new yorkais.

Mais... trêve de blabla, voici donc Augusta:

Ton style en quelques mots?

« De la simplicité, beaucoup d'accessoires et des talons.
Je suis quelqu'un qui adore la simplicité.
Pour moi l’excentricité c’est avant tout les bagues, bracelets et autres colliers que j'adore porter. Moins l'hiver où ce sont mes chaussures qui font la différence »


Un basique?

« Je suis une inconditionnelle du jean. J'en possède une trentaine mais je n'en porte que quatre ou cinq. Actuellement je privilégie deux pièces que j'adore - des coupes taille haute de Primark et dans deux teintes différentes. »


Ta marque fétiche?

« Dans l’absolu, Lacroix, bien sûr!
Sinon, Primark Oxford Street est mon magasin de référence.
Je pars à Londres tous les mois ou tous les deux mois pour me faire plaisir.
Je passe aussi chez Topshop, où j'ai pu dénicher il y a deux ans un boyfriend que j'ai toujours et qui est une pièce maîtresse de ma garde-robe. »


Ton style crush?

« J'adore Kate Moss et Cameron Diaz parce qu'elles savent se rendre sexy sans trop en faire.
Toujours la petite touche qui fait la différence...
Et pouvoir rester aussi bankable sur cette durée: respect ! »


Ton obsession en ce moment? 

« Le rouge Rimmel by Kate Moss. »

Le truc que tu aimerais oser mettre?

« Un short hyper sexy...Pourquoi pas lors de mon prochain séjour à NY? On ose tout à NY! »

Ton pire fashion faux-pas?

« Je crois que les looks dont j'aurais honte aujourd'hui c'est le total look Madonna des années 90 (avec de grandes boucles d'oreilles fluo), le fluo à outrance et le jean neige…
Oui,  j'ai beaucoup donné ! »

Ta devise fashion?

La devise d'Augusta serait: 'Plutôt rester cloîtrée que de sortir mal fagotée!´

« Je ne mets jamais le nez hors de chez moi sans un minimum de style.
Mon boulanger vous le confirmera... »


Merci encore à Augusta, dont vous apercevrez peut-être ici les clichés à l'occasion! 
Et merci à Dio pour sa précieuse aide!