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mercredi 27 janvier 2016

LES TRUCS QUE LES GRELUCHES ONT DETESTES EN 2015 (II) - LES AS DE LATROTTINETTE

 (by Fal-bla-bla)

En prélude, j'aimerais vous dire qu'une question de la plus haute importance me taraude: l'engouement insaisissable pour ce mode de transport ludique et on ne peut plus écologique - la trottinette - est-il propre à la France? Ou peut-être que ce passe-temps de pré-ado post-pubère pullule un peu partout sur la planète, même dans les contrées les plus reculées? Peut-être croise-t-on des as de la trottinette sur Times Square, New York ou sur Oxford Street, London. Peut-être même qu'il s'organise quelque part en Chine, de grands rassemblements de ces redoutables adeptes de la petite roue, façon bikers intrépides: "Viens, on dévale la Muraille, on les emmerde!"

 Enfin bref.
On a honte pour eux.

Forcément, on le prend de haut et dans la foulée on oublie ses bons sentiments.

Toi, adepte de la trottinette, qui perturbe mes paisibles promenades matinales, garde toi de lire ce qui suit: tu risques de te blesser.

 A toi, qui penses que la trottinette est un sport extrême, alors que ce n'est même pas dangereux. La preuve, tu as des roues, mais c'est bien les trottoirs que tu préfères terroriser... Ôte ton casque et cesse donc de te la raconter.

 A toi, qui as peur de l'engagement: du guidon, de la roue, pas de selle et grande lâcheté locomotrice.
Choisis ton camp, bon sang!

Tu appelles ça "trottinette", comme s'il t'arrivait jamais de trottiner.
Mais non! Tu préfères dévaler nos rues en toute impunité, défiant les pros et prouvant à tous ceux qui en doutaient que le ridicule n'a jamais tué: trois coups sur le bitume et hop, tension subite des jambes, on raidit les épaules et on cale délicatement le pied par dessus la roue arrière. Tu crois que je ne t'ai pas observé(e)? Tu agrémenteras à l'occasion ta gestuelle d'automate d'un virage soudain ou de zigzags gracieux qui pimenteront ton parcours semé d'embûches.

Et tu fais mine de t'envoler, surtout, sac en toile hideux sur le dos et bonnet difforme censé préserver ta chevelure soumise aux impitoyables rafales de 15 km/h accentuées par l'incroyable énergie cinétique induite par la pratique consciencieuse de ce sport en plein essor. Ta passion influence les  moindres aspects de ton existence.
Même sans ton engin je t'aurais reconnu(e)! T'as le look, bébé!

Et puis,  ce manque de modestie on en parle? Tu files sans la moindre attention pour ceux que tu laisses derrière toi. Et le cœur dans tous ça? Tu n'en as pas, c'est ça?

Et nous, modestes passants, munis de bien piètres échasses, nous privant au quotidien de ce moment "clip des eighties, cheveux au vent" (manque plus que la fumée), finissons largués, rongés par l'envie et contraints de tremper nos plumes de virulence pour mieux nous épancher.

Il ne nous reste plus qu'un dernier pied de nez, un dernier sursaut de dignité: on court s'acheter un hoverboard (ou "moveway", dirait Jean-Paul), histoire de se casser deux ou trois côtes, et de t'apprendre la vie, la vraie!

Sois pas dégoûté(e).


(NDLA: cet article est certes à prendre au second degré, mais certainement pas personnellement; on ne sait jamais...)



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