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samedi 23 février 2013

"GIRLS", MANIFESTE DE LA GENERATION Y


 
 
Vous ignorez ce qu'est GIRLS. Première erreur de votre part.
 
Je vous annonce qu'il s'agit de la nouvelle série à la mode. Vous soufflez: encore une série qui parle de filles. Je vous le concède: un titre pareil vous donnerait presque la gerbe. Il évoque la guimauve, il rappelle Gossip Girl, Gilmore Girls et autres PrettyLittle Liars...
 
Deuxième erreur: vous êtes tombés dans le piège. GIRLS est tout le contraire de ce que son titre vend.

Le synopsis est assez basique: il vous propose de partager les expériences bariolées (à l'image du logo de la série) de quatre jeunes adultes en pleine crise du quart de vie. "Déjà vu", me direz-vous. Détrompez-vous.
 
L'incipit ne tarde pas à révéler les vraies intentions de cette série atypique: in medias res, on découvre Hannah, le personnage principal, l'anti-héroïne parfaite (quelques kilos en trop, une tendance à l'égocentrisme et une vie en chantier). Le décor: un restaurant chic. Hannah n'est pas habillée pour l'occasion. Vous apprendrez qu'Hannah est rarement habillée pour l'occasion. Hannah s'empiffre aux frais de ses parents.  Bien qu'ayant fini ses études il ya deux ans, Hannah mène une vie d'étudiante: elle vit à New York et tente de devenir écrivain, entre deux jobs mal payés qui ne satisfont guère son ego d'artiste et son insatiable appétit. Mais le pire est à venir...
 
"No more money"
 
Les parents d'Hannah ne soutiendront plus leur fille financièrement*. A ces mots, Hannah, et toute une génération avec elle, frémit et partage ce sentiment d'abandon, érigé en rite de passage. Il marque la fin d'une ère et le début d'une autre plus incertaine. GIRLS s'ouvre sur ce moment charnière. La série se propose de nous conter les aléas d'une génération dont l'éclosion est concomittante à la crise économique et qui lutte pour trouver sa place dans une société qui ne semble pas encore tout à fait prête à l'accueillir et plus du tout prête à la soutenir.
 
 
"I think I might be the voice of my generation, or at least a voice of a generation"
 
La formulation est pompeuse mais assez révélatrice. La série se propose de dépeindre une génération dans toute sa complexité et ses contradictions.
 
Sous des dehors underground et irrévérencieux, GIRLS sacrifie tout de même aux lois du genre: Hannah n'évoluera pas seule. Chaque spectateur doit y trouver son compte. C'est donc entourée d'autres Gen Y'ers tout aussi déconcertantes (et attachantes) qu'elle tentera maladroitement de se faire une place dans le monde des adultes.
 
-Marnie, la BCBG à la vie sentimentale chaotique tant elle ne sait pas ce qu'elle veut (un mal générationnel, en somme)
 
 
 
-Jessa, l'excentrique bohémienne à l'exquis accent anglais, dont le goût affirmé pour la liberté la pousse à voyager frénétiquement et à papillonner assidûment.
 
 
 
 -Shoshanna, la cousine un peu coincée et décalée de Jessa qui n'a de cesse que de se dévergonder mais n'y arrive décidément pas.
 
 
 
Vous connaissez la rengaine: vous vous reconnaîtrez forcément dans l'une d'elles. A vous de choisir.
 
“Do you want me to be your fucking boyfriend?!”
 
C'est bien sur ces mots que démarre une romance en 2012. Enfin, pas tout à fait puisqu'ils auront été précédés d'une longue et tulmutueuse relation physique. GIRLS relate aussi et surtout des amours peu conventionnelles au cours desquelles la fin précède le début, les relations sont fugaces, indécises et inapropriées, à l'image d'une génération désorientée. Pas de place pour la pudeur: les scènes crues s'enchaînent et les codes s'enfreignent (juste un mauvais moment à passer pour celles qui comme moi sont de la team "Shoshanna"). GIRLS dissèque avant tout une révolution des sentiments, qui confine parfois au cynisme - j'en conviens - mais qui laisse rarement les spectateurs indifférents.

Vous l'aurez compris, tout est plus trash et plus extrême dans GIRLS... Vous aurez aussi compris qu'en fin de compte, la série recrée avec brio les codes d'un genre usé. Mais qu'on soit un adulte accompli désirant en savoir plus sur cette génération déroutante, un Gen Y'er dérouté par sa propre génération ou satisfait de se voir enfin dépeint sur petit écran, GIRLS est bel et bien  LA série du moment.
 
 * ALERTE | Spoiler |  Ses parents ne sont pas cruels puisqu'ils finiront en quelque sorte par céder...

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