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mardi 23 décembre 2014

BLACK-ISH

(by Fal-bla-bla)
 
black: noir*
-ish** (suff.): pas tout à fait

(*quoi?! Tu savais pas?!)
(**aussi: onomatopée d'origine africaine signifiant l'exaspération)
-

Son de college band : Jesus Walks (← clic clic) de Kanye West en prélude.

Autant te dire que je suis séduite.
Et toi tu décroches, c'en est déjà trop: tu te dis que cette série, quoi qu'il en soit, c’est bien trop populaire (beRk!), pas assez  élitiste pour toi.
Kanye West, m’enfin… Quelle idée !
Laisse-moi te convaincre. Tenter du moins.
Parlons contemporain, parlons bien: Black-ish est une série urbaine. Euphémisme pour ne pas dire « noire », d’où le suffixe « ish » 
( « urbain » = noir policé ; la musique « urbaine », la mode « urbaine », le langage « urbain » et maintenant une série « urbaine »).
Le monde s’ « urbanise » , faut croire...
Ma foi.

Alors, je t’explique.
Notre héros (un peu anti sur les bords) déblatère, nous parle du rêve américain un peu distordu que vit sa famille:

"Et sur votre gauche, vous pouvez voir la famille noire américaine mythique et majestueuse, sortie de son habitat naturel mais toujours en lutte"
Le pitch est posé.
Ai-je vraiment besoin de t’en dire plus ?
Evoquer le Cosby Show à l’heure de la démystification serait malvenu, n'est-ce pas? 
Pourtant, comme j’aurais aimé te dire que Black-ish est le Cosby Show des années 15 !
Une famille noire évoluant dans un quartier monochrome.
Une adaptation, qui lui coûte une part de son identité et lui vaut un suffixe en prime.

Une lutte perpétuelle, à tout propos, comme pour se justifier.
L'Amérique noire "post-raciale" dépeinte à la télé, en somme. 

Car, apparemment, il est toujours nécessaire d'évoquer ces choses-là, vois-tu...
-
  
Notre héros se nomme Huxtable… euh… non, Dre.
Dre Johnson.
Plus noir, tu meurs.
Dre voudrait évoluer dans son entreprise.
On lui confie alors la direction du département culture « urbaine » (encore elle !)
Logique.
Et puis ce collègue imbuvable qui lui adresse des «  Yo! », «  Waddup?! » et « Keep it real! » en guise d’hommage à sa culture.
Dre est ingrat, dis donc: il ne goûte guère ces égards dispensés libéralement.
Pour ne rien arranger, son fils boude le sacrosaint basketball  pour s'adonner au hockey sur gazon et préfère se faire appeler Andy; Andy pour André. Hérésie!
 On s'insurge avec le père face à cette perte de repères avant de le trouver tout ça très mignon ; apothéose quand le fiston réclame sa propre bar-mitzvah.
On applaudit!

Heureusement, chez Dre, on mange encore du poulet braisé… au four !
Et la Soul Food alors? Commandée chez le traiteur.

Bref, Black-ish nous parle de syncrétisme, de mélange des genres, avec, qui plus est, un casting convaincant et sans concessions :
Tracee Ellis Ross (la fille de Diana) et Laurence Fisburne (producteur) pour te servir!


 
Alors, conquis(e)?
 

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