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jeudi 27 février 2014

CHEAP THRILLS

 
 
Vogue US, Mars 2014:
“My jewelry’s all fake—from Claire’s. Or I get it from my mom’s boutique in Barbados.
Her shop’s called FAB-U-LUS.”
(I love that Rihanna, who, according to Forbes,
earned $43 million last year, wears throwaway jewelry.) 
"Tous mes bijoux sont faux: ils viennent de Claire's ou alors je les tiens de la boutique de ma mère à la Barbade. Elle s'appelle FAB-U-LUS" (Rihanna, qui a gagné 43 millions de dollars l'an dernier).
 
 
"I'm a cheapo, yo!"
 
Oui.
J'assume.
J'arrive enfin à écrire cet article commencé il y a deux mois.
Oui.

J'aime la fripe facile, la fringue sans engagement, le CDD du textile.
Tout ça me fait jubiler.

 
La qualité, pourtant, ça me dit bien, pour ce que je mange, ce dont je me tartine la face mais pas pour ce que je me mets sur le dos...
Bizarre..
Ah oui! J'oubliais:
 "Qu'importe le bout de chiffon, pourvu qu'on ait l'ivresse".
Ma devise, vous savez.
 
J'ai un autre aveu à vous faire:
il fut un temps où je pensais, comme beaucoup, qu'être bien habillée c'était avant tout investir.
La griffe, la marque, la petite étiquette qui flattait l'ego.
Exit les logos bien sûr (on aime le cheap sans être cheap): 
ce qui nous faisait jubiler était de savoir qu'on avait la bonne pièce, celle qui par définition nous avait coûté la peau des fesses.
Mais seul nous le savions; pas les autres.
J'en étais là.

 
Maso, n'est-ce pas?

 
Et puis, je connus une deuxième phase - salutaire - déclenchée par la découverte de la blogosphère anglo-saxonne.
 
On y brisait un mythe avec beaucoup d'élégance: être bien sapée ne s'estimait pas en euros, ne se jaugeait pas à la renommée de tel ou tel créateur ou au contraire à sa confidentialité, gage d'exclusivité.
 
Des demoiselles adoubées par la fashion sphere , dont elles occupaient désormais les front rows , nous faisaient rêver en Zara, H&M, Topshop ou même Yesstyle (et la flopée de magasins en ligne basés en Asie).
 
Elles évoluaient subtilement entre haute couture et mass market, prouvant que la frontière entre les deux mondes était ténue et que seul le style était vraiment l'arbitre.

 
Tant et si bien que l'expression "cheap thrills",est entrée dans le langage courant, de l'autre côté de l'océan, là où tout phénomène naît avant de s'exporter au bout de quelques années.

 
La robe H&M de Michelle Obama, c'était donc cela!
 Le cheap thrill par excellence, le coup de pub en plus!
 
 
Les exemples se multiplient prouvant que le cheap peut être chic et que quand le vêtement devient l'emblème d'un statut social, quand la mode se prend au sérieux au point d'en être clivante, elle devient franchement  inintéressante.
A mes yeux, du moins

 
 Acheter cheap n'est plus un tabou en mode.
Le friperies sont devenues si fréquentables...

 
C'est donc avec beaucoup de décontraction et de jubilation  que je révèle systématiquement la provenance des pièces qu'on complimente et qui ne m'ont pas coûté grand-chose, moi la fille qui donne le prix et qui petite portais de jolies robes bien trop chères pour le peu de satisfaction qu'elles m'apportaient.
(désolée chers parents ^^)


En fin de compte, j'aime à croire que la prophétie du regretté Alexander McQueen, selon laquelle le mélange des genres était l'avenir de la mode, s'est bel et bien réalisée:

 
"It’s a new era in fashion - there are no rules. It’s all about the individual and personal style, wearing high-end, low-end, classic labels, and up-and-coming designers all together."
 
 

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