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samedi 30 août 2014

SECONDE MAIN

 
Les nouvelles collections c’est très bien mais il n y’a pas que le neuf dans la mode.
Au cours d’un de nos intenses entretiens philosophico-modeux (sûrement  pas modique), à savoir, sujet de la soirée : « faire du neuf avec du vieux » Falblabla commenta avec beaucoup de pertinence « toi (moi, donc ) tu fais du vieux avec du neuf ».
Je n’ai rien trouvé à redire : c’était vrai.
 
Ce soir là, le chat participait au débat.

 
La folie du vintage vous évoque t-elle quelque chose ? N'auriez-vous jamais succombé à la patine si désirable de l’ancien, au charme inimitable de ce qui a déjà vécu ? Car en vérité je vous le dit : le suranné n’a jamais été aussi actuel. Les boutiques de vintage fleurissent ça et là, on farfouille les friperies dans l’espoir de dénicher un vêtement ayant survécu aux années 80, on en veut à sa mère d’avoir bazardé son ancienne garde-robe.
 
En effet, quoi de plus unique et de donc de plus désirable et remarquable qu’un vêtement daté, dernier survivant d’une lointaine et intraçable collection des temps jadis ? Nulle n’aura la même robe que vous. Mieux : nulle n’aura la même histoire que votre robe. Même si vous ne la connaissez  pas vous-même. Qu’importe : vous fantasmez le passé. Vous remontez amoureusement la délicate bretelle de mousseline de cette blouse un peu trop grande pour vous et qui a sûrement été déjà portée par une femme de goût le soir où elle a rencontré l’homme de sa vie, forcément intelligent beau riche et sachant cuisiner.
 
 
Après avoir passé une aprem trop cool au centre commercial avec Falblabla et Plume de boa, Maclkemore leur dédie une chanson, en toute simplicité (les smoothies étaient à la framboise).

 
Mais cessons de délirer voulez-vous ?
Il serait erroné de penser que porter de l’ancien c’est échapper à la mode. Au contraire, à mon sens le vintage s’est imposé comme la plus grande tendance de ces dernières années. Une trouvaille marketing de génie et dans laquelle les créateurs des grandes maisons de couture ne cessent de s’inspirer d’eux-mêmes, assurant ainsi la pérennité de leur propre talent et la gloire de leurs enseignes.
 
Pour le reste, tout le monde a suivi.
 
D’aucun ne peuvent supporter de s’habiller avec les  vêtements d’un(e) autre, de quelqu’un(e) qu’on ne connait pas. Ce qui est mon cas (par exemple et au hasard) mais pas avec les bijoux. Au contraire, il me plait assez d’imaginer que ce petit bout de métal décoratif a fait le bonheur d’une autre avant moi. Sûrement le cadeau d’un être cher, en tout cas un objet désiré profondément –ahhhh les bijoux- et que j’ai moi-même désiré -rrraaaaaahhhhhh les bijoux quoi!- et qui s’en s’altérer pourra vivre sa vie des décennies et des décennies durant au bras, au doigt au cou d’une autre.
 
C’est mon côté « dynastie ». Même si je ne porte quasiment que du toc. Je n’ai pas toujours les moyens de mes ambitions. En attendant de pouvoir un jour m’offrir du vintage made in Dior -et encore, ça ne m’intéresse pas tant que ça- je bricole mon look avec les moyens du bord. Car la recherche de l’authentique est en réalité pleine d’artifices… Un peu de récup' et beaucoup d’achats flambants neufs dans les rayons des dernières collections des géants du prêt-à-porter, le tout assaisonné à la mode d’antan. C’est plus fort que moi : dès que ça fait un peu old school, ça me plait. Des références au rock des années 60-70 familières à mon cœur et à mes oreilles en passant par les motifs tabliers de grand-mère, la tendance de l’ancien me colle littéralement à la peau, comme elle colle à mes délires imaginatifs.
 
Mais rassurons-nous, je trouverai bien le moyen de sacrifier une partie de ma paye pour les nouveautés derniers cri des rayons Zara, celles à 39,99 euros. D’ailleurs, j’ai déjà commencé, certaines tendances de la nouvelle saison affolant déjà mes radars. Que voulez-vous : que je regarde vers le passé ou vers l’avenir, je suis fichue (de grand-mère) !
 

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