https://www.facebook.com/greluchesetfanfreluches   https://twitter.com/greluches06   https://plus.google.com/u/0/110934735948668225351/posts   https://instagram.com/greluchesetfanfreluches   https://www.pinterest.com/greluches/   https://www.youtube.com/channel/UCyGVh1ISnyo_sSez25UVK7Q   https://www.bloglovin.com/blogs/greluches-et-fanfreluches-4446697   greluches06@gmail.com

dimanche 27 avril 2014

LE COSTUME SOCIAL

 
Ce post, ça fait longtemps que je voulais l’écrire car pour tout dire ça fait longtemps que je l’avais en tête. Avec le titre et tout. Le titre surtout, qui n’a rien de transcendant -on est bien d’accord- mais qui s’est formulé puis aussitôt imprimé dans mon petit cerveau avec la facilité des évidences.
 
Le costume social, c’est celui que l’on porte tous les jours, tous les soirs, ce sont toutes les tenues que l’on arbore en fonction des évènements et surtout des personnes que l’on côtoie. Et c’est assez terrible à dire et à écrire, mais celui qui pense s’en affranchir est dans l’illusion.
 
Nos n’avons jamais été aussi libres de choisir notre style, entièrement submergés par les offres vestimentaires, le choix des marques et des enseignes de prêt-à-porter. Il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Si l’on s’habille mal ou si l’on dédaigne l’habillement, c’est qu’on le fait exprès. Les  no style n’a plus d’excuse. C’est un choix… Car il faut choisir. 
 
Soit. 
 
Mais est-ce réellement un simple et inoffensif vêtement que l’on choisit ?
 
 Parce que personne ne veut ressembler à ça
 
 
Quand je sélectionne une tenue pour un évènement quelconque, je me projette entièrement dans cet évènement. Je ne choisis pas seulement une robe de soirée qui mettrait en valeur ma silhouette –et elle en a bien besoin, pauvrette- je choisis une robe de soirée qui me mettrait en valeur tout court. Je veux être remarquable par mon originalité, ma créativité, mon goût sûr...  Que sais-je encore ? Car le message arboré par ma tenue diffère selon l’évènement. Branchée les soirs de weekend, élégante sans trop en faire au resto, classe mais décontractée sur mon lieu de travail… Et cela, tout en me conformant plus ou moins aux impératifs fashion du moment. Je veux montrer que je maitrise les codes et les dernières tendances. Je suis dans le ton mais ce ton même doit détonner. Il en va de mon bien être mental pour me sentir littéralement bien dans ma peau car constater que la tenue que j’avais sélectionnée ne me va pas me plonge dans une sincère contrariété. 
 
Un brin excessif, certes, mais je suis une personne qui prend tout à cœur que voulez-vous ? 
 
 
Ou à ça (je parle de la dégaine, pas de Romy)
 
Alors certes, quand on me connait et quand on sait comment je me vêt –ou m’accoutre ?- toute cette théorie vire à la grosse blague. Pourtant,  peu importe si je maitrise plus ou moins bien l’exercice, il est terriblement réel. De même qu’il est évident que je ne pars pas travailler en minijupe léopard orange –enfin, disons que je ne le ferai plus, promis- il me serait extrêmement douloureux de ne pas arborer une jolie robe, neuve de préférence, à la soirée de l’année. Tenue que je renierai très certainement quelques mois plus tard, une fois la lubie vestimentaire du moment passée, quand je serais passée de rouge au noir, de la paillette au vernissé, du grand cabas à la pochette. Il n’empêche qu’au moment M j’ai besoin de cet artifice, de cette seconde peau de tissu pour que l’angoissée sociale que je suis se libère un peu et s’oublie pour profiter du moment.
 
Quand je vous dis que je suis une psychopathe de la sape, je ne déconne qu’à moitié…. 
 
Très sincèrement, et croyez bien que je le regrette, nous nous jugeons les uns les autres sur notre façon de nous présenter au monde, la norme vestimentaire, est le premier galon de la norme sociale. C’est stupide mais rares sont ceux qui parviennent à s’en affranchir totalement. Et pour tout dire, si j’aime à penser que la liberté est à la fois la finalité et la bienfaitrice de nos existences, je ne me ramènerai jamais en pyjama pilou à une soirée de gala histoire de m’affirmer.
 
Une chimère, le costume social ? Disons plutôt un vêtement hybride, entre le déguisement et l’armure confectionné jour après jour  avec des morceaux de constance stylistique censé nous caractériser et des bouts de subtiles excentricités pour nous démarquer... Fine pellicule de synthétique, de soie ou de coton qui nous cache en ne montrant que ce que l’on désire faire voir et faire valoir. De la tête au pied un masque complet et qui, comme tous les masques, en dit finalement
long sur la personne que nous sommes et le rôle que nous désirons interpréter dans la grande comédie sociale.
 
 
 Etre et paraitre…

5 commentaires :

  1. Le costume social ou la "Comédie humaine"... ;-)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je suis un peu la Balzac de la fripe...

      -Plume de boa

      Supprimer
  2. Tant que ce n'est pas la fripe de Balzac ou la Balzac fripée...

    RépondreSupprimer
  3. Clap Clap Clap !!! Ovations, applaudissements, évanouissements à la chaîne de la salle en délire ;)))
    Mot à mot, c'est ainsi que je conçois la chose et quelle plume ! (de boa ;p)
    Là par exemple, je vais aux puces, il y a un beau soleil mais le fond de l'air est frais. C'est normal il est 8h du mat, mais le temps peut aussi bien se couvrir que se lever dans la matinée et tout ça sera pris en compte aussi .))))

    Je vous embrasse
    Sylvie

    RépondreSupprimer
  4. Je ne peux m'empêcher de me joindre aux clap clap !
    Après avoir lu cette envolée, comment ne plus songer à ce que l'on peut porter ?
    Pfiouuuuu

    RépondreSupprimer