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dimanche 17 novembre 2013

LE CAS (PRATIQUE?) DU SAC

(by Plume de boa

Le sac idéal c’est un peu comme le prince charmant : on passe sa vie à le chercher sans jamais le trouver.
 
Hormis Grace Kelly qui a réussi le double exploit de donner son nom à un sac de luxe et à se dégoter un prince, pour nous autres, pauvres humaines aux épaules tombantes, c’est une autre histoire.
 
Le sac et le prince : combo gagnant. Bien ouej’ Grace !

Le format déjà : premier problème. Trop grand, il permet certes une plus grande contenance mais il se retrouve vite bourré jusqu’à l’écœurement d’un tas de choses pesantes qu’il nous faut transporter. Sans compter qu’il s’abime et que les anses menacent de craquer, en même temps que nos nerfs. Essayez un peu de porter un cabas à bout de bras pendant toute une journée : ça vous plombe un style et les lombaires !
 
Trop petit, on se restreint au minimum, et le minimum, c’est toujours trop peu. Parce qu’on ne peut décemment pas survivre avec ses seuls trousseau de clés et portefeuille.

Nous voilà donc confrontés à un premier dilemme, entre l’importance d’emporter ce qui nous est indispensable et le souci de nous assurer un certain confort. Les adeptes de la fanfreluche ont tant de choses à transporter : portefeuille et porte-monnaie, matériel d’hygiène et de soins tels que aspirine, mouchoirs, désinfectant pour les mains et autres baumes hydratants pour les lèvres (bienvenus dans le sac de Falblabla), et puis le téléphone, et les clés. La base. A laquelle viennent se rajouter, en fonction des personnalités et gouts de chacune : le ou les livres et magazines, l’ordinateur de poche, le lecteur MP3, la trousse de maquillage, les prospectus ramassés de ci de là et que l’on garde on ne sait plus très bien pourquoi (bienvenus dans mon sac), la bouteille d’eau (et le gouter !!!!), les gants, la console de jeux, le parapluie…

Deuxième problème : le sac est capricieux comme l’air du temps et déjà, tiens, il nous en faut minimum 2. Un pour l’été, un pour l’hiver. Un sombre mystérieux et un léger inconséquent. Oui, nous parlons bien de sacs. Trois si on rajoute celui pour la plage. Quatre avec la pochette pour les grands évènements, cinq avec le sac coup de cœur que l’on s’est fait offrir pour noël, 6 avec le sac noir assorti aux tenues qui ne vont pas avec le marron (et vice-versa, donc 7) 8 avec le petit pratique et 9 avec le grand pratique aussi. Plus l’original : 10 et  11 avec celui que nous ont offert les copines.
Et je ne vous parle même pas du sac à pain… Ou du sac à sacs !

Enfin, les sacs ne sont pas éternels. On les promène un peu partout, ils nous suivent dans toutes nos aventures, aussi fidèles que Sam Gamegie suivant Frodo baggins (tiens tiens !). Ils sont exposés à la pluie et au soleil, à la pollution des villes et à la boue des campagnes (cliché presque assumé) on les pose par terre, on les suspend des heures par la bandoulière, on les frotte à la foule… Pauvres petits sacs. On les exploite, on les salit ! Alors on les change. Mais on ne les jette pas non plus, parce qu’on a fini par s’y attacher et les considérer un peu comme un vieux copain qui nous a suivi partout dans nos aventures quotidiennes. Ils sont les témoins d’une époque en somme. Parfois en les rangant on y découvre dans une poche un vieux ticket d’une pièce de théâtre qui nous avait tant plu, quelques anciens francs, un peu de sable de la plage… Sans compter qu’un vieux sac, ça fait vintage alors même si on ne peut plus le voir en peinture, un jour peut-être, il redeviendra trendy (après cet égarement nostalgique redevenons sobrement matérialistes).
 
Et voilà comment nous nous retrouvons avec 20 sacs en stocks alors que nous n’en utilisons vraiment qu’un régulièrement. Aussi, que l’on cesse de nous sortir des banalités du style « j’ai enfin trouvé mon sac ». On ne peut pas « trouver son sac » comme on trouve son parfum ou une solution au sudoku pour la simple et bonne raison qu’il nous en faut minimum une dizaine, comme je viens de vous le démontrer à l’instant.
 
N’en déplaise à Grace Kelly.

En conclusion : ce que l’on porte, ce qu’on emporte, ce qui importe.

Le pantalon ? So 2012 ! le sac, lui, est intemporel

Je crois donc que le fameux cliché qui veut qu’une femme ne possède jamais assez de sacs (et de chaussures mais ceci est une autre histoire) provient de cette insatisfaction chronique à dénicher le sac de sa vie. Car une femme porte son sac comme elle porte ses vêtements. Il fait corps avec elle. J’irai même plus loin : le sac c’est un compromis matériel entre l’apparence et l’esprit. Entre ce que l’on désire montrer à l’extérieur et ce qui nous caractérise à l’intérieur. Une sorte de protubérance physique de notre épaule et d’extension psychique – et so chic- de notre personnalité.  Le sac c’est du vivant, il nous accompagne au boulot, il nous seconde en voyage ou lors de nos délirantes soirées de fête (au château de Versailles ???). Il nous ressemble dans ce que nous sommes.

Or, nous ne sommes jamais les mêmes…
 
Aussi, je n’hésite pas à l’écrire en toutes lettres, majuscules qui plus est : UN SEUL SAC, CE N’EST PAS POSSIBLE ! Un SEUL SAC : ÇA N’EXISTE PAS !!! UN SEUL SAC DEFIERAIT LES LOIS DU RAISONNABLE.
 
Bon sang.
 
C’est que je m’énerverais presque. Un peu comme lorsque je recherche mes clés dans mon cartable en cuir avant de me rappeler –après en avoir vidé consciencieusement le contenu- qu’elles se trouvaient dans ma pochette…
 
Pratique le sac ? Peut-être pas. Seulement indispensable.
 

3 commentaires :

  1. Trop ça !! ;D
    Samedi dernier j'étais aux puces avec mon chéri, et comme à chaque fois je regardais les sacs, et il me dit "Encore un sac !? T'en a pas assez avec tout ce que t'as à la maison ? En plus tu portes toujours le même.."
    Il me dit pareil avec les chaussures, le robes, les manteaux... enfin vous voyez quoi. Je crois bien que les hommes ne sont pas constitués comme nous, il doit leur manquer un hémisphère quelque part ;D
    J'en ai bien repéré un sur le net, mais les filles s'enflamment côté prix, ça me retient un peu à vrai dire, pourtant je sais que c'est CELUI-LA !! ;))
    Bises
    Sylvie

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    1. J'ai noté l'existence d'un sac à sacs, voilà le cadeau idéal. Si il existe un sac à chaussures, un sac à robes, un sac à manteaux, un sac à magazines qui datent de trois étés en arrière, un sac à "bordel de ma chérie" je veux bien être prévenu. Mais attention, grand format les sacs, très grand.
      Pour la dernière phrase du commentaire, je m'abstiendrai d'y voir un message subliminal.
      D'ailleurs je ne suis pas concerné, je n'ai rien d'un prince.
      Hugo

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    2. Sylvie: Etre habille comme un sac n'est pas une option envisageable. Je vote pour la profusion de vestes, robes, chaussures... La beauté naît de la diversité...

      Hugo: De toute façon, le prince charmant n'existe pas. heureusement, vous pouvez toujours nous offrir des sacs ;-)

      - Plume de boa

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