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lundi 1 juillet 2013

LES PSYCHOPATHES DE LA SAPE

(by Plume de boa)
 

C’est un blogue de  mode ici, alors forcément, nous allons aujourd’hui parler d’un incontournable, d’un « it sujet » de la mode. J’ai nommé : la folie. 
 
Tout simplement. 
 
Car soyons honnête : la mode rend fou. J’en suis la preuve vivante. Naguère j’étais cette  fille (équilibrée ?) qui se moquait pas mal de sortir dans la rue avec un jean trop court qui dévoilait ses chaussettes décathlon. Pour l’ado blasée que j’étais alors, ce n’était ni honteux, ni important. Et puis voilà, la vie, la destinée et tout le reste en ont décidé autrement… Et j’ai changé. 
Et je suis littéralement passée du statut de victime à celui de bourreau de la mode.
 
 Et voilà c’est malin !
 
Je m’en rends compte parfois, la lumière hésitante d’un trop bref éclair de lucidité parcourant la zone reptilienne/fashion de mon cerveau. A la période des soldes, par exemple, est-ce vraiment moi cette dingue aux yeux injectés de sang – on dit coloris grenat ou carmin- qui fait glisser les cintres sur leurs rails dans un grincement aussi effrayant qu’un boucher astiquant ses crochets ? Une collectionneuse impeccable, implacable … et malheureusement capable de saigner à blanc son compte en banque pour un nouveau trophée. 
 
En vérité, le processus fut long, pernicieux, creusant dans ma raison son réseau plus noir qu’une PRN de chez Chanel. Et voilà comment, mes chers petits, on passe du délire obsessionnel au passage à l’acte. Je vous propose donc ma méthode de la folie compulsive en trois étapes (avec bientôt séance de dédicace chez Pimkie):
 
Phase 1 : le voyeurisme  
 
Tout individu équilibré se contente d’utiliser internet afin de stalker ses congénères, dans le secret espoir d’en  apprendre plus sur lui. Pour éventuellement le séduire ou plus banalement lui nuire. Ceci est tout à fait normal. Pour moi, en revanche, peu me chaut de tout ceci. La seule chose que j’espionne de façon compulsive sur internet, ce sont les soldes, réductions et nouvelles collections et ce jusqu’à m’en décoller la rétine en scrutant les détails des vêtements que je suis de toute façon bien trop pauvre pour m’offrir. Mais que j’achèterai quand même. 
Eh oui.

Phase 2 : le délire obsessionnel
 
Je suis malencontreusement passé devant une vitrine mes yeux ont trébuché sur un top en soie coloris néo-rétro-bleu-lavande. Le prix a fini de me crever la rétine. Douloureux ? Qu’importe : tout cela rend la chose meilleure encore. Mi sado mi maso, je savoure la douleur, je prends ma revanche sur ma future victime. Le top me défie de son petit air supérieur (oui oui tout à fait). Se croyant protégé par la vitrine il me nargue, insolent de beauté, à travers le regard mort du mannequin dont il couvre la poitrine en plastique. Moi, mon cœur ne bat déjà plus que pour lui. Je sais qu’il sera bientôt à moi : déjà nous nous possédons l’un l’autre. Nous sommes foutus l’un l’autre. On ne lutte pas contre son destin.

Phase 3 : la traque de la proie
 
Cet état de frustration me pousse plus loin. Je franchis alors le  cap, je retourne sur les futurs lieux de mon crime. J’ai nommé : le centre commercial. Là, grimée en shoppeuse sans histoire j’arpente les rayons à la recherche de ma future proie. Plus rien ne compte alors : je rode parmi les chemises insouciantes, les chaussettes effrontées et les shorts  espiègles jusqu’à trouver l’objet de ma convoitise. Le prédateur du chiffon qui sommeille en moi se réveille alors : une fois dans le magasin je  fonds sur ma victime, m’en empare et puis m’en pare,  et en reste toute zinzin. (uhuh)

Mes copines sont arrivées : on part faire les boutiques. LOL
Note : penser à mettre un filtre Instagram sur mes photos, c’est plus sympa.

Comportement obsessionnel, passage à l’acte. Déni. Une fois le crime perpétré, je cache mon trophée dans mon placard en essayant d’oublier mon terrible forfait… Et quand je parle de forfait, c’est ironique bien sûr, parce que ça fait longtemps que j’ai dépassé le mien en matière de vêtements.
Il suffit  donc d’ouvrir mon armoire, savante compilation d’une multitude de nippes en tout genre empilés jusqu’à l’étouffement pour être certain du diagnostic. 
 
Car enfin ne faut-il pas être un peu dérangée pour s’adonner en dépit du bon sens et des supplications de ma tirelire bleue ciel à motif palmiers - un cadeau - à l’achat compulsif de vêtements ? Dérangement, qui, soit dit au passage, est inversement proportionnel à l’impératif qui me dicte d’organiser mes étagères en fonction de la couleur et de la matière de mes vêtements. Mais tout va bien, je suis tout à fait normale.
 
 Le pire c’est que la maladie est devenue remède : une petite baisse de moral ? Mon patron n’a pas été gentil ? Pas la peine de prendre un antidépresseur. Je file dans les magasins ou sur internet et zou, je soulage ma peine en m’offrant des petits dessous. 
 
Remède ou… récompense. Mon patron, ce brave homme au sourire si doux, m’a cette fois félicitée pour mon  « gout de l’échange mon dynamisme et ma polyvalence »*. Allez, je file dans les boutiques ou sur internet et hop je m’auto-congratule avec un petit top.
 
Armoires  bourrées. Portefeuilles vides. Cause et conséquences… Il m’est arrivé de me mette à découvert pour une énième paire de chaussures que je ne porte que deux fois par an de peur de les abimer.  Au final, le diagnostic pourrait être beaucoup plus simple : je suis simplement stupide.
 
Le pire dans toute cette histoire de chiffons, c’est que ma conscience ne me sauvera pas : j’ai beau reconnaitre mes moments d’égarement, n’empêche que je préfère le faire dans une jolie jupe plutôt que de flageller ma conscience en survêtement.
 
Psychopathe de la sape ? Je m’en tape après tout… 
 
*CV édition 2012. Original. Du jamais vu.

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